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PARIS – BEAUVAIS Novembre 2009…Agressions en série!!!!

Voici ce qui se passe en ce moment sur la ligne Paris-Beauvais où je travaille…

La ligne Paris-Beauvais confirme sa réputation de «plus dangereuse de France». Samedi soir a eu lieu la septième agression en huit jours, celle d’un contrôleur victime d’un véritable guet-apens. La SNCF envisage la présence de «médiateurs» à bord des trains.

Samedi, le train de 18 h 1, bondé, quitte le quai de la gare du Nord à Paris. Un groupe de «jeunes» commence à chahuter dans l’un des wagons de queue. A l’arrivée en gare de Méru, quelqu’un tire le signal d’alarme.

«Il s’agissait en fait d’un guet-apens», explique Jean-Yves Coolen, secrétaire du Syndicat des cheminots de Beauvais. «Ils savaient très bien que le contrôleur devrait descendre du train pour réarmer le système.»

Sur le quai, un second groupe, d’une quinzaine de «jeunes» là aussi, attend l’agent. A son arrivée, ils se ruent sur lui et lui jettent des pierres. Les agents de la police de l’air et des frontières (PAF) sont venus à son secours, mais ils n’ont rien pu faire. Avec le contrôleur agressé et le mécano, ils ont décidé de remonter dans le train et de redémarrer, seul moyen d’échapper au violent caillassage», poursuit Jean-Yves Coolen.

Avec cette nouvelle attaque, c’est un quart de l’effectif des contrôleurs de la ligne qui est maintenant en arrêt maladie, choqués par ces agressions ultraviolentes. «Plusieurs d’entre eux ont reçu des menaces de mort. Certains ont envoyé des lettres de demande de mutation pour ne plus exercer sur cette ligne», raconte le syndicaliste.

A la suite de deux violentes agressions à coups d’extincteurs et de barres de fer du vendredi 6 novembre, la SNCF avait décidé de renforcer pendant quinze jours la présence policière sur la ligne. Pour Jean-Yves Coolen, «ça n’est pas suffisant. Il faudrait maintenir cette présence renforcée pendant au moins quatre mois car, avec la période de vacances scolaires qui approche et la tension qui règne actuellement, il pourrait malheureusement y avoir de nouveaux incidents».

Autres revendications des contrôleurs, rendre systématiques les équipes de deux agents par train, doubler l’effectif de la brigade de contrôle et créer un poste supplémentaire de police ferroviaire en gare de Méru. Ce matin, la direction régionale de la SNCF doit rencontrer les contrôleurs et évoquer les nouvelles mesures bientôt mises en place, comme le renforcement de la vidéosurveillance sur les quais et dans les rames ainsi que la présence de médiateurs à bord des trains.

Source : Le Parisien

Les agressions se multiplient sur le Paris-Beauvais

NOUVELOBS.COM | 16.11.2009 | 15:26

Cinq agressions violentes ont eu lieu dans des trains ces dix derniers jours à l’encontre de cheminots et d’usagers. Plusieurs agents ont fait jouer leur droit de retrait.

« La ligne SNCF Paris-Beauvais voit les agressions et incivilités envers les usagers et les cheminots se développer dans des proportions inquiétantes », a indiqué Sud dans un communiqué, précisant que cinq agressions violentes ont eu lieu ces dix derniers jours, à l’encontre de cheminots et d’usagers.

Samedi, un train rempli d’usagers a ainsi été victime d’un « caillassage » par un groupe de jeunes en gare de Méru (Oise), et deux agents de la SNCF ont été blessés.

« Ligne problématique »

Deux autres agressions – un contrôleur frappé par un extincteur et un autre agressé au moyen d’une barre de fer – avaient déjà eu lieu le 6 novembre.

« Il s’agit d’actes gratuits, de guets-apens (..). Les agents de cette ligne, choqués, en sont à se demander en partant le matin, s’ils vont pouvoir revenir entiers le soir », explique un délégué pour le secteur Paris-Nord.

Plusieurs d’entre eux, estimant que leur sécurité n’était plus assurée, ont fait jouer leur droit de retrait, entraînant la suppression de plusieurs trains, selon un membre de la commission inter-régionale de sûreté.

Le syndicat réclame « un redéploiement massif de cheminots dans les gares et les trains » mais demande également « aux élus locaux et aux forces de l’ordre de se mobiliser ».

Du côté de la direction régionale de la SNCF, on reconnaît que le Paris-Beauvais est une « ligne sensible » et « problématique ».

« On avait déjà eu des incidents en juin dernier et depuis début novembre, les incivilités ont repris de plus belle », a confirmé un porte-parole.

Selon lui, les équipes de police ferroviaire et de gendarmerie ont été renforcées dans les trains et des systèmes de vidéosurveillance seront installés en 2010 sur cette ligne.

(Nouvelobs.com)

BEAUVAIS Caillassé dans le Paris-Beauvais

Michel souhaite conserver l'anonymat. Il ne contrôlera plus le Paris-Beauvais de sitôt.

Michel souhaite conserver l’anonymat. Il ne contrôlera plus le Paris-Beauvais de sitôt.

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Rencontre avec le contrôleur du train caillassé samedi soir par une trentaine de jeunes en gare de Méru. En onze ans de carrière, ce Beauvaisien d’une trentaine d’années n’avait jamais connu pareil déchaînement de violences.

Mains tremblantes et souffle court lorsqu’il fait le récit de ce qui s’est passé en gare de Méru… Michel* est encore sous le choc. Samedi soir, le contrôleur du Paris-Beauvais a été agressé – avec cinq agents de police – par une trentaine de jeunes qui ont caillassé le cortège à l’aide de pierres tirées du ballast.

Au départ de Paris-Nord, à 18 h 01, samedi, Michel est serein. Depuis le 6 novembre et l’agression de cinq contrôleurs à coups d’extincteur et de barre de fer, la police ou la gendarmerie rôdent dans un maximum de trains de la ligne. Samedi, « la PAF est là. Je suis à l’aise. Elle est en tête de rame avec une quinzaine de jeunes. Il y a un peu de tension, mais c’est calme », raconte Michel. Qui doit composer habituellement avec « des jeunes qui boivent de l’alcool et fument ».

Pour autant, entre Paris et Méru, il se refuse à contrôler les voyageurs. « Je ne voulais pas que les jeunes fassent d’amalgame entre la présence de la police et le contrôle ». Michel, qui officie depuis onze ans sur la ligne, ne contrôle d’ailleurs plus depuis longtemps les plus menaçants. Il a peur. Les voyageurs aussi. Le wagon que les jeunes occupent est devenu une zone de non-droit. Quand des usagers modèles voyagent par mégarde dans le même wagon que les plus agités, « il m’arrive de simuler un problème sur leur billet, pour permettre aux voyageurs, s’ils le souhaitent, de changer de wagon sans provoquer les jeunes ».

« J’étais couché dans le train pour éviter les pierres »

En gare de Méru, le train s’arrête. L’alarme vient d’être déclenchée. Michel descend sur le quai pour « réarmer le train ». Il fait quelques pas pour atteindre la tête de la rame et s’aperçoit que la quinzaine de jeunes qui étaient dans le train sont descendus. Dehors, une quinzaine d’autres commencent à caillasser. Michel fonce jusqu’à la tête de rame, réarme, puis revient sur ses pas. Les pierres tirées du ballast cognent sur la structure du train pendant que les policiers ordonnent de partir. « J’ai fermé les portes. Quand j’ai donné l’ordre de partir, j’étais couché dans le train pour éviter les pierres, raconte Michel. Tout est allé très vite ».

Le train repart, Michel sonde les voyageurs. « Les gens étaient choqués, certains ont même cru qu’il y avait eu des coups de feu tellement le choc des pierres contre la tôle faisait du bruit ». Le contrôleur est également choqué : « Il y avait des enfants de trois ans qui jouaient dans le train, ils auraient très bien pu recevoir des pierres. Nous avons relevé huit impacts de pierre sur les double-vitrage du train ».

Bilan de la mésaventure : quatre jours d’ITT pour lui et le mécanicien, prescrits par les urgences de Beauvais au titre « du choc psychologique », et des nuits de cauchemar : « Je dors deux heures la nuit et je me réveille, pensant encore à cela. Je dois retourner chez le médecin ».

Michel le sait, il a de la chance. Il n’a pas fini « inconscient sur le quai » comme l’un de ses collègues, quelques jours plus tôt, agressé à coups de barre de fer. Mais l’émotion est vive. En onze ans de carrière, il a connu « les insultes, les menaces », mais n’avait jamais croisé « pareille agressivité ».

MATTHIEU HERAULT

*Le prénom a été modifié.

Sécurité renforcée sur la ligne SNCF Paris-Beauvais

lundi 16 NOVEMBRE 2009, 21:11
Sécurité renforcée sur la ligne SNCF Paris-Beauvais

Après une série d’agressions commises depuis le début du mois, la sécurité va être renforcée sur cette ligne « sensible ».

La SNCF et la préfecture de l’Oise ont annoncé lundi un renforcement des mesures de sécurité sur la ligne Paris-Beauvais après une série d’agressions dont ont été victimes cheminots et usagers depuis début novembre. Un peloton de 50 gendarmes mobiles devait venir dès lundi soir en appui pour renforcer les patrouilles en gare de Méru et à bord des rames. Des caméras de vidéosurveillance seront par ailleurs installées en gare de Méru et dans les trains et des médiateurs seront déployés « afin d’améliorer le climat à bord et prévenir l’utilisation intempestive des signaux d’alarmes ».

La direction régionale de la SNCF reconnaît que le Paris-Beauvais est une « ligne sensible » et « problématique ». Un total de 45 trains sur 270 ont été annulés pour des questions de « sûreté » au cours de la dernière semaine. « On avait déjà eu des incidents en juin dernier et depuis début novembre, les incivilités ont repris de plus belle », a confirmé un porte-parole.

Plusieurs cheminots estimant que leur sécurité n’était plus assurée, ont fait jouer leur droit de retrait, entraînant la suppression de plusieurs trains, selon un délégué Sud et membre de la commission inter-régionale de sûreté.

Samedi un train a été victime d’un « caillassage » par un groupe de jeunes à Méru et deux agents de la SNCF ont été blessés. Deux autres agressions – un contrôleur frappé par un extincteur et un autre agressé par une barre de fer – avaient déjà eu lieu le 6 novembre. (Source AFP)

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