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avr
30

09-10 : Présentation SQBB CFFB

Pas de « connerie », hein, Saint-Quentin!

SAINT-QUENTIN (Aisne). S’il veut s’offrir un match couperet face à Boulogne pour accéder aux play-offs, le SQBB doit s’imposer face au Centre Fédéral. Largement dans ses cordes.

UNE seule victoire, à Longwy (58-74) lors de la phase retour. Le bilan du Centre Fédéral n’a rien d’un foudre de guerre. Dès lors, on a dû mal à comprendre la crainte qui anime les Saint-Quentinois à l’approche de ce rendez-vous si important pour la suite de la saison.
On aura beau nous vanter les mérites des hommes de Jacques Commeres face au leader rémois en milieu de semaine (défaite 53-67), difficile d’imaginer les Axonais se prendre les pieds dans le tapis alors que les deux points n’ont jamais été aussi faciles à acquérir.
« Il faut se méfier du CFBB, ajoute un Arnaud Ricoux, échaudé par les expériences passées de sa formation. Ces garçons ont progressé au fur et à mesure du championnat. Ils ont acquis de la maturité. Reims a été malmené.
Et puis, il y a la fin de saison, les jambes lourdes, les pensées qui vagabondent… »
Mais de là à imaginer voir le CFBB s’imposer sur son parquet, dont le dernier succès remonte, dans sa salle, au 12 décembre face aux Lorrains, il y a un fossé que l’on n’ose pas franchir !

Miraculeux d’être encore en vie !

Tous les Saint-Quentinois sont conscients du bon coup à jouer, d’autant qu’ils connaîtront le résultat d’un Saint-Etienne – Blois, ce soir, hautement capital pour les Nord-Axonais.

« Si nous voulons nous offrir une belle finale face à Boulogne pour aller en play-offs, cela passe par un succès demain. Dans le cas contraire… » précise encore le coach axonais.

Dans le cas contraire, il faudra tirer rapidement un trait sur cet exercice compliqué et douloureux pour l’amour-propre des supporters saint-quentinois.

La clé de la réussite haut-picarde résidera dans la réédition de sa performance face à Liévin (93-81). « Il faudra être sérieux défensivement et les asphyxier d’entrée pour ne pas leur laisser espérer quoi que ce soit » enchaîne Alexis Rambur.

Car, malgré une phase retour cataclysmique, SQBB a encore la possibilité de disputer les play-offs. « Un véritable miracle » avoue Arnaud Ricoux passé par tous les stades depuis quatre mois.

« Il y a encore deux mois, nous n’étions même pas certains d’être à la 10e place à la veille de la 33e journée. »

Saint-Quentin ne devra pas se prendre la tête face à la jeune garde hexagonale. Faire abstraction de l’enjeu, développer le basket cohérent vu face à Liévin pour garder son destin en main pour s’offrir un final haletant face à Boulogne.

Histoire de se dire que la saison n’aura pas été si mauvaise que cela…

Frédéric HOURIEZ

PublicLe titre en dit long sur les sentiments qui vont amener les supporters du SQBB à se rendre au palais des sports demain soir.

Si LES GARS veulent encore avoir une chance de jouer au moins un match de plus en play-off, il faut absolument vaincre avant de se déplacer au Portel pour rencontrer les hommes de Germain la semaine prochaine.

Halte à la connerie donc et place au basket, et c’est pas parce que ce sont des petits jeunes qu’il faut les sous estimer, nombreux d’entres eux sont vice champions d’europe…

Le match aller a été chaud…alors vraiment pas de conneries.

Espérons que tous sauront faire un match parfait pour peut-être le dernier matc de la saison à Pierre Ratte. La semaince prochaine c »est à Boulogne et les play-offs éventuels seront à l’extérieur…A moins d’un miracle…A la saison prochaine messieurs!…enfin pour certains! On garde les winners, les autres good bye!

Cette jeunesse sacrifiée

Avec seulement quelques apparitions anecdotiques, Kamel Ammour, Aurélien Delmer et Clément Pilet (de gauche à droite, en maillot) ont vécu une saison blanche avec le SQBB (photo G. PORTELETTE).

Avec seulement quelques apparitions anecdotiques, Kamel Ammour, Aurélien Delmer et Clément Pilet (de gauche à droite, en maillot) ont vécu une saison blanche avec le SQBB (photo G. PORTELETTE).

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La saison prochaine, l’obligation faite aux clubs de N1 de faire jouer deux « moins de 21 ans » devrait disparaître. De quoi « libérer » quelques jeunes affamés de ballon.

Toute la saison, les entraîneurs de N1 ont manifesté leur désaccord. Ils ont envoyé leurs « moins de 21 » donner le coup d’envoi, pour les remplacer sitôt l’entre deux réalisé. Ils expédiaient ainsi l’obligation qui leur était faite de les faire jouer, ne serait-ce qu’une seconde. Une sourde protestation qui semble avoir été entendue. Cette règle aussi contraignante qu’hypocrite devrait tomber le 15 mai prochain à l’occasion du bureau directeur de la FFBB.

C’est du moins ce qu’ont obtenu verbalement les présidents de N1, réunis lundi dernier à Paris. Si la procédure aboutit, le recrutement s’en trouvera bouleversé. « On va se tourner vers des joueurs qui jouent dans une division inférieure mais qui ont du potentiel », explique Arnaud Ricoux, qui a du coup accepté que quelques joueurs de N2 viennent se vendre à l’entraînement depuis la semaine dernière.

Mais si le statut du Centre Fédéral, joyau de la formation à la française, qui accueille le SQBB demain soir à l’Insep, ne changera pas (voir ci-dessous), le sort des « moins de 21 » semble scellé.

Ammour amer

Depuis quelques jours également, la plupart d’entre eux se ruent sur les journées de détection organisées par les centres de formation des clubs professionnels. C’est le cas des Saint-Quentinois. Bachelier en puissance, Clément Pilet se concentrera comme prévu sur ses études. Il est appelé à rejoindre l’université.

En revanche, Aurélien Delmer et Kammel Ammour sont à la recherche d’une nouvelle voie. Le premier n’a pas le niveau pour évoluer dans un quelconque championnat de France. « Je vais sûrement jouer en équipe réserve, explique-t-il. Et reprendre mon Bac Pro sérieusement. J’ai vécu une expérience humaine très intéressante. C’est ce que je voulais. mais j’ai maintenant envie de retrouver la compétition. »

Le cas Ammour est plus épineux. Le 8e homme de l’équipe n’a fait que quelques apparitions cette saison. « Visiblement, le coach ne me faisait pas confiance, déplore-t-il, amer. J’ai fait des essais pour Limoges, Paris. j’irai à Vichy la semaine prochaine. »

Mais avec seulement deux années espoirs à combler, le profil du jeune Méruvien intéresse peu les centres de formation « pro », plus tournés vers les cadets. « Il y a un an, j’avais la possibilité d’aller à Chalon, Strasbourg ou l’ASVEL », regrette encore Kamel Ammour, qui pourrait se replier sur de la N2 ou N3.

ERIC JONNEAU

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