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Revue de Presse du 29 mai

Marée blanche en Champagne

Aller provoquer Ronald Yates,ce sera encore l'une des clés pour Alexis Rambur, capitaineà l'ambition déclarée, et qui sait devoir défier la supériorité athlétique des Boulonnais.(photos GREGORY PORTELETTE)

Aller provoquer Ronald Yates,ce sera encore l’une des clés pour Alexis Rambur, capitaine à l’ambition déclarée, et qui sait devoir défier la supériorité athlétique des Boulonnais.(photos GREGORY PORTELETTE)

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Les supporters du SQBB déferleront cet après-midi à Reims, où le SQBB affronte Boulogne en demi-finale des play-offs. Objectif : la finale de demain. Chaud devant !

Oui, c’est inespéré. Oui, la saison est sauvée. Oui, les objectifs sont atteints. Et alors ? Qualifié pour le « final four » de Nationale 1, le tout premier de l’histoire, le SQBB aurait tort de se contenter de si peu.

Parce qu’il ne sait guère ce que l’avenir lui réserve, il se doit de jouer le coup à fond. « La N1, c’est un traquenard et il faut vite en sortir », concluait Laurent Prache, le responsable communication du club, après le succès de samedi au Puy-en-Velay.

Tout est dit. Les « Bleu et Blanc » ne sont plus qu’à deux victoires de la Pro B, de tirer un trait sur ce qui n’aurait été qu’un intermède.

Une parenthèse. Alors ils auraient tort de s’économiser. Pour cela, ils peuvent compter sur une équipe sans état d’âme, toute entière tournée vers un objectif sans ambiguïté.

« On n’est pas favori, mais les pronostics sont faits pour être déjoués, avertit Alexis Rambur. La parole est au terrain. On a les dents longues. On sait ce qu’on veut depuis un petit mois. »

Rambur contre Patiejunas

En bon ami de Tony Parker, le capitaine saint-quentinois s’est mis en mode play-offs ces dernières semaines. Pas question pour lui de céder à la « modestomania ». « On a terminé la saison à deux victoires du deuxième, rappelle-t-il. Certes, on n’a jamais été dans le top 4, mais on a longtemps traîné un match en retard contre Saint-Etienne. On a fait quelques contre-performances et du coup, on ne nous voyait jamais dans le haut du classement. Mais ce sont les aléas d’une saison à sept joueurs. »

Un paramètre qui risque de peser lourd dans l’objectif d’accession. « Si jamais on va en finale, ça se jouera au cœur et aux c… (censuré). »

Pourtant, personne cette semaine, n’avait la tête à une quelconque finale. Le club du Puy-en-Velay se voyait déjà au final four, on sait ce qui lui en a coûté.

Saint-Quentinois et Boulonnais ont d’abord à s’expliquer. Sans pitié. Il n’y aura qu’un survivant. Et si Germain Castano, que l’histoire a replacé avec Moustapha N’Diaye sur la route du SQBB, insiste sur ses deux défaites contre Saint-Quentin en saison régulière, l’exemple ponot (deux succès contre le SQBB) est encore là pour balayer ce mauvais postulat.

Bref, on a beau regarder cette confrontation sous tous les angles, c’est du 50-50. Objection !, oppose encore Germain Castano. « Ce que les Saint-Quentinois ont, et que les Boulonnais n’ont pas, c’est un passé. » La gestion des grands rendez-vous ? « J’ai vécu une finale de Pro B à Bercy avec Vichy. On avait une tribune toute en jaune. C’était magnifique », se souvient Alexis Rambur, qui réclame un kop tout de blanc vêtu.

Là encore, on rétorquera que Klemensas Patiejunas, le providentiel meneur de jeu du SOMB, fut celui de Besançon lors de sa remontée en Pro A en 2006.

Et qu’il fut encore finaliste de la Coupe de France au POPB avec Nanterre en 2007. Rambur contre Patiejunas. C’est l’un des duels de cette demi-finale de feu.

ERIC JONNEAU

Nationale 1 (demi-finales) « Faire table rase du passé »

Julien Lesieu face à Kevin Mondésir. C'était il y a quinze jours et le Saint-Quentinois avait compilé 9 rebonds pour 18 points.

Julien Lesieu face à Kevin Mondésir. C’était il y a quinze jours et le Saint-Quentinois avait compilé 9 rebonds pour 18 points.

DE bon joueur de N1, Julien Lesieu a encore gravi une marche dans la hiérarchie des qualificatifs en devenant le prototype même du joueur intérieur de ce championnat. Il le reconnaît lui-même, son statut au sein du SQBB, dont il portera encore les couleurs la saison prochaine, et sur les parquets a évolué et ce n’est pas la récente élection comme meilleur ailier fort de la division qui va briser cette belle spirale.
Une nouvelle fois, l’ex-Angevin détiendra la clé du match face à Boulogne. Comme face au Puy en quart de finale, le n°11 axonais sait qu’une grande partie de la qualification en finale reposera sur ses larges épaules.
Julien, que ressentez-vous à l’approche de ce final four ?
« Une grande excitation ! C’est un sentiment assez confus où il y a l’envie d’en découdre le plus rapidement possible et la peur de passer à côté du sujet. »
Se retrouver à ce stade de la compétition ressemble à un petit miracle…
« Oui et non. Si on analyse notre phase aller, je pense que nous méritons amplement ce qui nous arrive. C’est vrai que nous avons connu un gros trou d’air mais nous avons terminé la saison en boulet de canon. On a su se rattraper aux branches et passer par le chat de l’aiguille.
Mais je préfère notre saison et nous retrouver à Reims plutôt que celle du Puy, à batailler toute l’année pour la première place sans être récompensé. Vous savez, il n’y a aucune pression sur nos épaules, on vient à Reims pour se faire plaisir et en donner aux supporters qui feront le déplacement. »
Affronter Boulogne en demi, est-ce un avantage lorsqu’on sait que vous les avez battus il y a quinze jours (84-82 ap) ?
« Il ne faut pas raisonner comme cela sinon on a toutes les chances de se louper, un peu comme Le Puy face à nous. Il faut faire table rase du passé et se dire que c’est une nouvelle compétition qui débute. Certes, nous savons comment les jouer mais un match ne ressemble jamais à un autre. »
Brest, le souvenir
En cas de succès aujourd’hui, vous disputerez deux matches en deux jours, dont un à 17 heures. Ces paramètres peuvent-ils bouleverser la donne ?
« Nous savons que nous avons un effectif court et que la saison a été physiquement éprouvante. Je pense que l’envie surpassera la fatigue en cas de finale. Et puis, le club a mis deux kinés à notre disposition pour nous aider à récupérer au maximum. Quant à jouer à 17 heures, ça casse les habitudes mais cela me rappellera les matches avec les espoirs en lever de rideau des pros (rire) ! »
Avez-vous déjà joué ce genre de tournoi ?
« Oui et c’est plutôt un très bon souvenir ! C’était en 2005 avec Brest et nous l’avions emporté pour accéder en Pro A. Si ça pouvait se terminer aussi bien à Reims… »
Vous venez d’être élu parmi le cinq majeur de N1, est-ce une réelle satisfaction ?
« Bien sûr ! Cela montre que j’ai effectué une bonne saison. Ce qui fait plaisir, c’est d’avoir été élu par ses pairs (joueurs et entraîneurs). Le revers de médaille, c’est que les défenses sont plus agressives envers moi. Ça prouve que je leur fais peur (rire) ! »
Recueilli par Frédéric HOURIEZ

SOMB – Saint-Quentin, premier match d’un week-end peut-être historique !

Qui a dit que le SOMB partait favori contre Saint-Quentin, cet après-midi à 17 h, salle René-Tys à Reims, pour cette première demi-finale du final four qui offrira demain un billet pour la Pro B ? Certainement pas le coach Germain Castano, qui a vu ses troupes s’incliner à deux reprises contre les hommes d’Arnaud Ricoux au cours de la saison régulière.