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Revue de Presse du 30 mai
scarabe | 30 mai 2010 | 10:58

SQBB laisse filer Boulogne en finale

Le coach de Saint-Quentin Arnaud Ricoux tente de motiver ses troupes. Rien n'y a fait, le SQBB s'est incliné face à Boulogne.

Le coach de Saint-Quentin Arnaud Ricoux tente de motiver ses troupes. Rien n’y a fait, le SQBB s’est incliné face à Boulogne.

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Dominés par la dimension athlétique et l’adresse des Boulonnais, les Saint-Quentinois ont dû s’avouer vaincus à Reims (77-82). C’est Boulogne qui disputera la finale. La Pro B, ce sera pour une autre fois.

Il fallait que ça s’arrête un jour. Ce fut un jour trop tôt. Les Saint-Quentinois n’ont pu se hisser jusqu’en finale des play-offs. Ils se sont heurtés à une formation de Boulogne déjà prête pour l’accession.

Plus de rotations, plus d’impact physique, de centimètres et d’adresse ont permis à Germain Castano et Moustapha N’Diaye de faire plier le SQBB.

« Ce match a été à l’image de notre saison, estime Kévin Bichard. On a bien débuté, on a eu un gros trou et on finit par une belle réaction ». Écrasés après la pause par l’impact physique de leurs adversaires (8-22), les « Bleu et Blanc », soutenus par 600 supporters, ont accusé jusqu’à 21 points de retard à l’entame du money-time. Leur baroud d’honneur (32-18) fut aussi vain que merveilleux.

Repères

Dans une salle où personne, a priori, n’a ses repères, c’est dans la peinture, au plus près du cercle, que se situe la solution. Et tandis que Yates semble y parvenir un peu trop facilement, Lesieu, et surtout Allen, provoquent le premier temps-mort boulonnais, l’Américain sévissant à 3 points (16-8, 6e).

C’est Plateau, avec deux tirs primés et une contre-attaque, qui ramène le SOMB en tête (17-18, 7e), avant que « papy » Miller, dès son entrée en jeu, ne retienne encore les Axonais (22-21, 10e). Pas de repères ?

Plateau d’argent

Tandis que le SQBB ne parvient pas à développer son jeu rapide, les Nordistes surfent sur l’adresse phénoménale de Plateau, bientôt imité derrière l’arc par Patiejunas (27-33, 14e).

L’écart se creuse avant que Plateau ne manque son premier tir (29-38, 17e). Et tandis que Lesieu en fait trop en attaque, l’impact physique de Boulogne constitue un énorme écueil (37-44, 20e).

Combat

Après la pause, le combat monte de deux crans. Plus présents au rebond, les Saint-Quentinois pêchent dans la finition, s’interdisant un retour qui leur tend les bras.

Du coup, c’est Yates qui finit par relancer les siens (41-53, 27e). N’Diaye fait ensuite jouer sa supériorité de taille face à Diallo et Bichard, creusant un écart irrémédiable, tant l’impuissance saint-quentinoise est évidente.

Transparent hier, Bichard se fait « bâcher » par le même N’Diaye, qui lui colle ensuite un 3 points sur le nez (43-61, 29e). Imparable. Comme le primé de Ramphort du milieu de terrain au buzzer (45-66, 30e) !

Baroud d’honneur

Les « Bleu et Blanc » ne veulent pas mourir. Pas comme ça. Avec l’énergie du désespoir, ils tentent un incroyable retour, apprécié par leurs supporters.

En moins de trois minutes, ils reviennent ainsi à huit longueurs sur le premier panier de Bichard (60-68). Mais deux interceptions de Ramphort dans les bras de Rambur calment la fièvre picarde, bientôt relancée par le primé de Sylvain et les lancers de Diallo (70-75, 38e).

C’est beau mais cela ne suffit pas à inverser le cours de l’histoire.

BASKET Boulogne – Angers en finale des play-off de Nationale 1

Les play-off de Nationale 1 masculine de basket ont lieu tout ce week-end à Reims. Hier avaient donc lieu les deux demi-finales. Au cours de cette journée, Boulogne s’est imposé 82-77 devant Saint-Quentin, et Angers BC 80-69 devant Challans, tombeur de l’ADA le week-end dernier en quart de finale.
Aujourd’hui, le vainqueur du match Boulogne – Angers BC gagnera donc son billet pour accéder à la Pro B la saison prochaine. La finale pour la 3 e place opposera Saint-Quentin à Challans. L’ADA aura donc l’occasion de prendre sa revanche sur les Vendéens la saison prochaine.

Basket-ball. Final Four N1M : une finale Angers – Boulogne dimanche

  • Ouest-France :

  • Daron Hayes et les Angevins se sont qualifiés pour la finale à 4 du championnat de France de N1masculine à Reims.

Après Boulogne, vainqueur de Saint-Quentin 82-77 en début de soirée, c’est Angers BC qui a obtenu son ticket pour la finale à 4 du championnat de France de N1masculine à Reims. La formation de Mickaël Hay a battu Challans (80-69) lors de la deuxième 1/2 finale.

Les Angevins affronteront donc les Nordistes dimanche à 15h30 avec pour enjeu le deuxième billet d’accession à la Pro B, après celui attribué à Reims, leader au terme de la saison régulière. « Encaisser moins de 70 points c’est très bien, explique le coach de l’ABC. L’autre clé, c’était le physique. On a su les épuiser. On avait une densité athlétique supérieure, on y a ajouté la tonicité. Il fallait aussi utiliser cette arme. Le match va être très difficile contre Boulogne, la meilleure équipe de la phase retour. Mais pourquoi pas nous ? Depuis le 27 juillet, on a ce truc dans la tête… »

De son côté, Manu Body, l’entraîneur de Challans reconnaissait la défaite. « On a été dominé physiquement et dans ce cas-là, il faut compenser par deux données : l’adresse, surtout à 3 points, et le rebond. Et dans ces deux domaines, on est battus.»

CHALLANS – ANGERS BC : 69-80 (23-20, 11-19, 22-23, 13-18).

Challans : 26 tirs réussis sur 63 tirs tentés (41 %), dont 6/24 à 3 points (25 %) et 11/14 aux lancers francs (79 %). Rebonds : 29 (10 offensifs, 19 défensifs, B. Boutry, 6). Les marqueurs : Sauzeau 0, Geay 0, Cherasse 8, Wagner 0, Gretouce 11, B. Boutry 20, Merie 7, M. Boutry 4, Herard 19. Entr. : M. Body.

Angers BC : 28 tirs réussis sur 67 tirs tentés (49 %), dont 9/27 à 3 points (33 %) et 15/27 aux lancers francs (56 %). Rebonds : 41 (15 offensifs, 26 défensifs, Traoré 8). Les marqueurs : Bassine 9, Ipouck 1, Hayes 6, Sulpice 21, Rigaux 6, Traoré 11, Gourde 14, White 12. Entr. : M. Hay.

LE PORTEL

ST CHAMOND


Revue de Presse du 29 mai
scarabe | 29 mai 2010 | 15:22

Marée blanche en Champagne

Aller provoquer Ronald Yates,ce sera encore l'une des clés pour Alexis Rambur, capitaineà l'ambition déclarée, et qui sait devoir défier la supériorité athlétique des Boulonnais.(photos GREGORY PORTELETTE)

Aller provoquer Ronald Yates,ce sera encore l’une des clés pour Alexis Rambur, capitaine à l’ambition déclarée, et qui sait devoir défier la supériorité athlétique des Boulonnais.(photos GREGORY PORTELETTE)

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Les supporters du SQBB déferleront cet après-midi à Reims, où le SQBB affronte Boulogne en demi-finale des play-offs. Objectif : la finale de demain. Chaud devant !

Oui, c’est inespéré. Oui, la saison est sauvée. Oui, les objectifs sont atteints. Et alors ? Qualifié pour le « final four » de Nationale 1, le tout premier de l’histoire, le SQBB aurait tort de se contenter de si peu.

Parce qu’il ne sait guère ce que l’avenir lui réserve, il se doit de jouer le coup à fond. « La N1, c’est un traquenard et il faut vite en sortir », concluait Laurent Prache, le responsable communication du club, après le succès de samedi au Puy-en-Velay.

Tout est dit. Les « Bleu et Blanc » ne sont plus qu’à deux victoires de la Pro B, de tirer un trait sur ce qui n’aurait été qu’un intermède.

Une parenthèse. Alors ils auraient tort de s’économiser. Pour cela, ils peuvent compter sur une équipe sans état d’âme, toute entière tournée vers un objectif sans ambiguïté.

« On n’est pas favori, mais les pronostics sont faits pour être déjoués, avertit Alexis Rambur. La parole est au terrain. On a les dents longues. On sait ce qu’on veut depuis un petit mois. »

Rambur contre Patiejunas

En bon ami de Tony Parker, le capitaine saint-quentinois s’est mis en mode play-offs ces dernières semaines. Pas question pour lui de céder à la « modestomania ». « On a terminé la saison à deux victoires du deuxième, rappelle-t-il. Certes, on n’a jamais été dans le top 4, mais on a longtemps traîné un match en retard contre Saint-Etienne. On a fait quelques contre-performances et du coup, on ne nous voyait jamais dans le haut du classement. Mais ce sont les aléas d’une saison à sept joueurs. »

Un paramètre qui risque de peser lourd dans l’objectif d’accession. « Si jamais on va en finale, ça se jouera au cœur et aux c… (censuré). »

Pourtant, personne cette semaine, n’avait la tête à une quelconque finale. Le club du Puy-en-Velay se voyait déjà au final four, on sait ce qui lui en a coûté.

Saint-Quentinois et Boulonnais ont d’abord à s’expliquer. Sans pitié. Il n’y aura qu’un survivant. Et si Germain Castano, que l’histoire a replacé avec Moustapha N’Diaye sur la route du SQBB, insiste sur ses deux défaites contre Saint-Quentin en saison régulière, l’exemple ponot (deux succès contre le SQBB) est encore là pour balayer ce mauvais postulat.

Bref, on a beau regarder cette confrontation sous tous les angles, c’est du 50-50. Objection !, oppose encore Germain Castano. « Ce que les Saint-Quentinois ont, et que les Boulonnais n’ont pas, c’est un passé. » La gestion des grands rendez-vous ? « J’ai vécu une finale de Pro B à Bercy avec Vichy. On avait une tribune toute en jaune. C’était magnifique », se souvient Alexis Rambur, qui réclame un kop tout de blanc vêtu.

Là encore, on rétorquera que Klemensas Patiejunas, le providentiel meneur de jeu du SOMB, fut celui de Besançon lors de sa remontée en Pro A en 2006.

Et qu’il fut encore finaliste de la Coupe de France au POPB avec Nanterre en 2007. Rambur contre Patiejunas. C’est l’un des duels de cette demi-finale de feu.

ERIC JONNEAU

Nationale 1 (demi-finales) « Faire table rase du passé »

Julien Lesieu face à Kevin Mondésir. C'était il y a quinze jours et le Saint-Quentinois avait compilé 9 rebonds pour 18 points.

Julien Lesieu face à Kevin Mondésir. C’était il y a quinze jours et le Saint-Quentinois avait compilé 9 rebonds pour 18 points.

DE bon joueur de N1, Julien Lesieu a encore gravi une marche dans la hiérarchie des qualificatifs en devenant le prototype même du joueur intérieur de ce championnat. Il le reconnaît lui-même, son statut au sein du SQBB, dont il portera encore les couleurs la saison prochaine, et sur les parquets a évolué et ce n’est pas la récente élection comme meilleur ailier fort de la division qui va briser cette belle spirale.
Une nouvelle fois, l’ex-Angevin détiendra la clé du match face à Boulogne. Comme face au Puy en quart de finale, le n°11 axonais sait qu’une grande partie de la qualification en finale reposera sur ses larges épaules.
Julien, que ressentez-vous à l’approche de ce final four ?
« Une grande excitation ! C’est un sentiment assez confus où il y a l’envie d’en découdre le plus rapidement possible et la peur de passer à côté du sujet. »
Se retrouver à ce stade de la compétition ressemble à un petit miracle…
« Oui et non. Si on analyse notre phase aller, je pense que nous méritons amplement ce qui nous arrive. C’est vrai que nous avons connu un gros trou d’air mais nous avons terminé la saison en boulet de canon. On a su se rattraper aux branches et passer par le chat de l’aiguille.
Mais je préfère notre saison et nous retrouver à Reims plutôt que celle du Puy, à batailler toute l’année pour la première place sans être récompensé. Vous savez, il n’y a aucune pression sur nos épaules, on vient à Reims pour se faire plaisir et en donner aux supporters qui feront le déplacement. »
Affronter Boulogne en demi, est-ce un avantage lorsqu’on sait que vous les avez battus il y a quinze jours (84-82 ap) ?
« Il ne faut pas raisonner comme cela sinon on a toutes les chances de se louper, un peu comme Le Puy face à nous. Il faut faire table rase du passé et se dire que c’est une nouvelle compétition qui débute. Certes, nous savons comment les jouer mais un match ne ressemble jamais à un autre. »
Brest, le souvenir
En cas de succès aujourd’hui, vous disputerez deux matches en deux jours, dont un à 17 heures. Ces paramètres peuvent-ils bouleverser la donne ?
« Nous savons que nous avons un effectif court et que la saison a été physiquement éprouvante. Je pense que l’envie surpassera la fatigue en cas de finale. Et puis, le club a mis deux kinés à notre disposition pour nous aider à récupérer au maximum. Quant à jouer à 17 heures, ça casse les habitudes mais cela me rappellera les matches avec les espoirs en lever de rideau des pros (rire) ! »
Avez-vous déjà joué ce genre de tournoi ?
« Oui et c’est plutôt un très bon souvenir ! C’était en 2005 avec Brest et nous l’avions emporté pour accéder en Pro A. Si ça pouvait se terminer aussi bien à Reims… »
Vous venez d’être élu parmi le cinq majeur de N1, est-ce une réelle satisfaction ?
« Bien sûr ! Cela montre que j’ai effectué une bonne saison. Ce qui fait plaisir, c’est d’avoir été élu par ses pairs (joueurs et entraîneurs). Le revers de médaille, c’est que les défenses sont plus agressives envers moi. Ça prouve que je leur fais peur (rire) ! »
Recueilli par Frédéric HOURIEZ

SOMB – Saint-Quentin, premier match d’un week-end peut-être historique !

Qui a dit que le SOMB partait favori contre Saint-Quentin, cet après-midi à 17 h, salle René-Tys à Reims, pour cette première demi-finale du final four qui offrira demain un billet pour la Pro B ? Certainement pas le coach Germain Castano, qui a vu ses troupes s’incliner à deux reprises contre les hommes d’Arnaud Ricoux au cours de la saison régulière.

Revue de Presse du 23 mai 10
scarabe | 23 mai 2010 | 8:36

SQBB s’offre un « final four »

Les Saint-Quentinois peuvent fêter leur exploit. Vivement la suite !(photo archives G. PORTELETTE)

Les Saint-Quentinois peuvent fêter leur exploit. Vivement la suite !(photo archives G. PORTELETTE)

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En éteignant Le Puy-en-Velay hier dans son antre (68-80), les Saint-Quentinois se sont qualifiés pour le « final four » du week-end prochain à Reims. Le club annonce la gratuité des bus pour tous.

Les Saint-Quentinois avaient pu puiser toute la motivation nécessaire, si toutefois ils en manquaient, en arrivant au palais des sports du Puy-en-Velay. Un immense tableau invitait en effet les supporters locaux à réserver leur déplacement à Reims, le week-end prochain, à l’occasion du « final four ». Le tout pour 90 €…

Un « détail » qui n’a pas échappé aux « Bleu et Blanc », tourné entièrement vers ce même objectif, et une demi-finale contre Boulogne, facilement qualifié un peu plus tôt à Châlons (58-71). En réalisant le match parfait, creusant progressivement un écart irrémédiable, les Axonais ont arraché leur billet pour cette fameuse demi-finale. Présents hier au Puy, les dirigeants mobilisent déjà le peuple saint-quentinois. « Les bus seront gratuits pour aller à Reims », annonce Patrick Contini, le « Monsieur Marketing » du club. SQBB aussi avait tout prévu.

Contrôle

D’entrée, Bennett joue de son avantage de taille sur Bichard, et Pistre s’illustre à 3 points (10-6, 3e). Bichard prend très vite une deuxième faute bien curieuse et Rambur se tord la cheville en ramenant les siens (12-12, 6e). Mais le meneur du SQBB revient très vite pour contrôler le tempo, tandis que Le Puy, chassé de la peinture, résiste grâce à l’adresse extérieure du même tandem Bennett-Pistre (18-20, 10e).

Le Puy abuse

Les Picards ne comptent pas leurs efforts mais l’impact physique des Ponots, notamment celui de Koita, les poussent à la faute. La 3e de Bichard arrive trop tôt, tandis que le dunk de Diouf et la pénétration de Diallo, heureusement, symbolisent la domination du SQBB sous le cercle local (28-32, 16e). Le Puy abuse des « mismatch », comprenez ces duels provoqués entre un petit et un grand, mais aussi des tirs à 3 points (6/16). Du coup, l’espoir grandit dans le clan saint-quentinois, délivré juste avant la pause par les primés de Rambur, Diallo et Allen (35-47, 20e). Reste à gérer le tableau des fautes.

SQBB s’envole

Le Puy doit faire sans Stefanov, blessé surprise au mollet. Un coup de pouce qui n’est pas de trop pour le SQBB, qui reprend le match par le bon bout en creusant encore l’écart (35-52, 22e). Senegal tente une zone 1-3-1, puni illico par le primé de Diallo. Celui de Bichard, enfin, sanctionne une énième cagade auvergnate. Le SQBB, emmené par un Rambur en mode « play-offs », s’envole (38-61, 27e). Seul Koita parvient à surnager (48-66, 30e).

Énorme Diallo

Tentés par la gestion à outrance, les Saint-Quentinois en oublient quelque peu de jouer. Le primé de Mansaré réveille Le Puy (51-66). Mais Bichard aussi. On voit mal ce qui peut désormais empêcher une demi-finale entre Boulogne et Saint-Quentin, d’autant que Guillarme prend une faute technique, aussitôt transformée par un énorme Diallo (58-79, 37e). Le volcan s’éteint, la Picardie s’éveille, émoustillé par l’odeur du Champagne. Ils l’ont fait. Tous à Reims !

cp 23 MAI

Une fin trop cruelle

LE PUY – SAINT-QUENTIN : 68-80

Les Ponots ont manqué d'adresse / photo Yves Salvat

Les Ponots ont manqué d’adresse / photo Yves Salvat

Le Puy a trop vite sombré face à l’expérience de Saint-Quentin. Dommage

Au Palais des sports, l’ASMB Le Puy perd contre le Saint-Quentin BB, 68-80.

Quarts-temps : 18-20; 17-27; 13-19; 20-14.

Arbitres : MM. Machabert etBoirivant.

Le Puy :

Mansaré (15 points, 4 fautes), Sénégal (2 p, 2 f), Cortey (4 p, 3 f), Bennett (16 p, 3 f), Guillarme (8 p, 3 f), Gueye (1 p, 1 f), Gitenait (2 p, 1 f), Koita (11 p, 2 f), Pistre (9 p, 4 f).

Saint-Quentin :

Diouf (2 p, 4 f), Douay, Diallo (21 p, 3 f), Ammour, Delmer, Bichard (7 p, 4 f), Lesieu (12 p, 4 f), Rambur (18 p, 4 f), Sylvain (2 p, 4f), Allen (18 p, 1 f).

Une cartouche dans le révolver, pas une de plus.

Et un avantage du terrain qui n’en est pas forcément un (victoires d’Angers BC à Denain et de Boulogne à Chalôns).

Bienvenue en play-offs! Pour évacuer son stress, le Puy tentait un maximum de triples (4/6 dans le premier quart).

Le deuxième de Pistre offrait un +4 au Puy (10-6, 4e).

Le SQBB cherchait ses armes: le tir tête de raquette de Lesieu et les pénétrations de Rambur faisaient effet (18-20, 10e). Sans Stefanov, sur la feuille mais touché au mollet, Le Puy devait se battre sur chaque rebond. Mission compliquée, même si le gros collectif de Sénégal et une interception de Mansaré, permettaient à l’ASMB de coller aux Picards (31-32, 17e).

La donne changeait très vite, avec les primés de Rambur et Allen (31-40, 39e).

En quatre minutes, les Auvergnats avaient encaissé un 4-15 très alarmant (35-47, 20e).

Le coup de baguette magique attendu par un Palais des sports rempli par 1200 spectateurs n’arrivait pas.

A la mi-temps, déjà,Le Puy manquait d’adresse (38 % contre 44 % àSaint-Quentin).

En début de troisième quart, seul un lancer-franc de Koita répondait aux coups de folie de Rambur (ex-Vichy) et Diallo, auteurs de 39 pts à eux deux (36-54, 24e).

A la demi-heure, Le Puy était scotché (48-66).

Terrible et jamais vu surtout.

Un sursaut d’orgueil (4e quart gagné 20-14) montrait que le groupe de Sénégal n’avait pas envie de mourir.

Mais les coéquipiers de Cortey ne verront pas Reims. La Pro B s’éloigne sérieusement. Même si les soubresauts financiers de certains clubs peuvent laisser un peu d’espoir.Drôle de fin.

Romain Brusc

Play-off : L’ASM Basket, méconnaissable, s’incline.

L’ascension pourrait se jouer sur tapis vert.

Alors que le départ de l’entraîneur était confirmé en début de semaine, l’équipe avait la tête ailleurs pour l’un des matchs les plus importants de son histoire. Ce quart de finale des play-offs de NM1 face à Saint Quentin Basket était synonyme de première marche vers la Pro B.
La rencontre a tourné court dans un Palais des Sports vite déconfit et bien trop muet. L’ASM s’incline séchement face au huitième de la poule 68 à 80.

Adieu la montée ? Logiquement oui, mais tout se jouera désormais sur tapis vert, en effet Reims qui a terminé premier est en dépôt de bilan.

L’ASM jouait ce samedi soir au Palais des sports son quart de finale des play-off pour une montée éventuelle en ProB. Le rêve n’a pas tenu longtemps. Saint Quentin a maîtrisé, sans mal, la rencontre dans l’ensemble et semblait bien seule par moments dans le gymnase…

Une déroute ?
Saint Quentin a ouvert la marque et a semblé prendre rapidement l’ascendant sur les blancs. Le public était silencieux et a attendu un déclic qui n’est jamais venu. Les joueurs de Saint Quentin pourtant défaits par deux fois lors de la saison régulière étaient combatifs et bien en place.
Le premier quart temps s’est terminée à l’avantage des visiteurs, 18 à 20. Tour à tour les deux formations prenaient la tête. Le public était absent malgré les harangues du speaker (« On dirait que vous êtes endormis ! ») et il s’est enfermé dans son mutisme au fur et à mesure que les Saint-Quentinois prenaient le match à leur compte. Ces derniers sont rentrés au vestiaire à la mi temps avec une avance de douze points.

Une réaction attendue… jamais venue
La fin de la partie paraît presque anecdotique. Les visiteurs n’avaient rien à craindre tant les ponots manquaient de verve et de réussite. Le troisième tiers-temps a eu lieu sans un bruit – on entendait les annonces des joueurs – la défaite était déjà consommée.
Le buzzer laissait les vellaves retourner au banc avec un déficit de 18 points. On a cru quelques secondes au miracle en début de dernière manche mais cet espoir s’est vite éteint. Décidement le coeur n’y était pas…. Score final logique et sans appel : 68 à 80.

La montée en proB possible ?
Logiquement Le Puy a été éliminé hier mais tout se jouera désormais sur tapis vert. Reims qui a terminé premier de la poule est en dépôt de bilan, sera retrogradé. L’ASM ayant terminé second pourrait être retenu pour une accession direct en pro B. De son coté Reims a proposé de fusionner avec Chalon en Champagne lui aussi en difficulté. Tout se jouera donc sur tapis vert dans les joeurs qui viennent.
Une montée possible, mais on imagine les difficultés des dirigeants, avec le départ confirmé de l’entraîneur Jean-Michel SENEGAL, mais aussi supposé d’une grande partie de l’équipe (L’un deux aurait signé à St Quentin !).

la VIDEO EST VISIBLE SUR L’ARTICLE ORIGINAL….PAS TRES FAIR PLAY

ICI

Pourquoi la DNCCG refuse Reims en Pro B

L’été promet d’être long pour plusieurs clubs de Nationale 1. Vendredi, la Commission de contrôle et de gestion (DNCCG) a décidé de refuser l’accession du Reims Champagne Basket en Pro B, promu sur le parquet, et de le rétrograder en N2.

Le club champenois devrait faire appel. Si la décision était confirmée, elle profiterait au Puy, qui bénéficierait de la montée directe en Pro B, grâce à sa deuxième place en saison régulière. Ou quand le malheur des uns pourrait faire le bonheur des autres…

Hier, le portable du président de Reims, Eric Girardin, est resté éteint toute la journée. Mais nos confrères de l’Union ont eu sa réaction avant-hier soir. Le RCB serait privé de montée, car il n’aurait pas déposé de budget prévisionnel pour la saison 2010-2001 de N1, ce qui est obligatoire pour tous les clubs, avant le 15 avril.

La même raison pousserait la DNCCG à rétrograder Châlons en N2. A trop penser à leur fusion (vendredi, les dirigeants et les élus se sont rencontrés pour boucler le dossier), les deux équipes ont commis un oubli très embêtant.

R.B.

l y aura de l’ambiance le week-end prochain à Reims. Deux derbies seront au programme du premier Final Four de N1. Celui du Nord devrait faire du bruit entre Boulogne et Saint-Quentin. Sur le terrain bien sûr mais également dans les gradins de René-Tys où s’affronteront les fanfares des deux clubs. La seconde demi-finale opposera deux clubs de l’ouest : Challans, vainqueur in extremis de Blois, et Angers qui a décroché son billet pour Reims dès jeudi en s’imposant largement sur le parquet de Denain.
Les demi-finales auront lieu à 17 et 20 heures.

BOULOGNE

CHALONS et ILS ONT DIT

BLOIS

LE PORTEL

Oh que c’est BON…..

Revue de presse du 2 mai
scarabe | 2 mai 2010 | 12:49

SQBB par un trou de souris

Bichard et le SQBB ont gagné ce match crucial, mais non sans frayeurs. (photos archives MATTHIEU SARTRE)

Bichard et le SQBB ont gagné ce match crucial, mais non sans frayeurs. (photos archives MATTHIEU SARTRE)

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Pourtant bien partis, les Saint-Quentinois ont été malmenés jusqu’au bout par le Centre Fédéral hier. Vainqueurs 77 à 83, ils doivent battre Boulogne samedi pour accrocher les play-offs.

À deux matches de la fin, et à deux victoires des play-offs, il aurait été… dommage, selon un doux euphémisme, de trébucher à l’Insep, face à une bande de minots qui n’a gagné que trois rencontres cette saison. La cuvée fédérale 2009-2010 ne restera sans doute pas dans les annales, mais elle offre depuis la blessure de son meilleur joueur, Léo Westermann, une cohésion, notamment défensive, à même de punir tout abandon de soi-même. Et c’est effectivement le mauvais scénario qui a failli précipiter les vacances des « Bleu et Blanc ». Rentrés au vestiaire la fleur au fusil, avec 18 points d’avance, ceux-ci ont ensuite subi la révolte des jeunes pensionnaires de l’Insep, venus mourir à deux longueurs à quelques secondes de la fin (75-77). Ouf !

Allen au collège

La faiblesse physique des cadets de l’Insep est rapidement flagrante. Sérieux en défense et inspirés en attaque, les Saint-Quentinois déroulent en contre entre deux primés de Bichard et Allen, revenu à ses années de junior college (5-18, 6e). Un regain de pression défensive et une présence accrue au rebond offensif permettent aux Fédéraux de stopper l’envol picard (13-20 puis 17-27, 10e).

Lesieu « postérisé »

Que Lesieu et Sylvain se baladent sous le cercle adverse, rien de plus normal ; qu’ils se fassent promener par Morin et Jean-Charles sous le leur, ça l’est beaucoup moins. Trop facilement mis en position, Morin « postérise » ainsi Lesieu, permettant aux minots de faire jeu égal (25-34, 14e).

Heureusement, le second primé de Diallo et un Allen très en jambes, impulsent un 10-0 de mise en conformité (25-44). Les 3 fautes de Diouf, qui joue sur une jambe après s’être blessé à l’entraînement de vendredi, sont finalement le seul accroc de cette première mi-temps (32-50).

Keita accélère

Les anciens Saint-Quentinois Yann Barbitch et Jean-Marc Dupraz apprécient le spectacle, qui reprend sur les mêmes bases après la pause. Ou presque. Keita débloque enfin le compteur à 3 points du Centre Fédéral, resté muet en première mi-temps, bientôt imité par Invernizzi (47-62, 27e). Les Fédéraux ont haussé le ton en défense. Avec la bénédiction du corps arbitral, qui a contrario trouve une 4e faute à Sylvain. Heureusement qu’Allen est toujours impeccable en attaque (53-69, 30e).

L’essentiel

Sorti du banc, Keita a fait du bien au CFBB, qui se jette désormais sur tous les ballons. Coupés du panier, les « Bleu et Blanc » voient ainsi revenir leurs adversaires, encouragés un peu plus par la faute technique de Diallo et la 5e faute de Diouf. Le scénario catastrophe se dessine, alimenté par les lancers-francs d’Invernizzi (64-71, 35e), l’impressionnant rebond smashé de Morin (66-72) et le 3 points d’Adjagba (69-75, 37e). Invernizzi approche l’Insep à 2 petits points à 46 secondes de la fin (75-77) mais Diallo et Rambur sauvent l’essentiel aux lancers-francs.

ÉRIC JONNEAU

Dans la douleur !

Marcus Allen, auteur de 22 points, et les Saint-Quentinois ont souffert dans les dernières minutes.

Marcus Allen, auteur de 22 points, et les Saint-Quentinois ont souffert dans les dernières minutes.

L’EMPORTER face à l’INSEP pour rêver et compter sur des faux pas adverses : telles étaient les conditions pour que Saint-Quentin puisse croire encore à une place dans les neuf premiers de ce championnat et donc participer aux play-offs.
Une première bonne nouvelle intervenait déjà vendredi soir avec la défaite à domicile de Saint-Etienne face à Blois. Cela faisait déjà un concurrent de moins dans la course au top 9. Restait alors aux partenaires de Delmer de faire le travail face aux jeunes pousses du Centre Fédéral.
Ces derniers étant réputés pour embêter plus d’une équipe lors des premiers quarts temps. Fort heureusement, il n’y eu rien de tout ça hier du côté du bois de Vincennes. Très vite, le ton était donné avec les cinq premiers points du seul Bichard (1-5, 2e). Un nouveau trois points de ce même Bichard donnait huit points d’avance à Saint-Quentin (5-14, 4e).
Grosse désillusion
Sérieux, appliqués, les Axonais ne desserraient pas l’étau. Bien au contraire. Et après dix minutes de jeu, ils possédaient déjà un bon matelas (17-27, 10e). Avance à laquelle Marcus Allen contribuait grandement avec une multitude de paniers sous le cercle (27-46, 17e).
Tant et si bien qu’à la pause, l’écart était de + 18 en faveur des Picards. Mais à force de trop gérer, le FLSQ s’exposait à une grosse désillusion. Alors que l’écart maximal avait été de +24 (34-58, 23e), il se réduisait comme peau de chagrin au fil des minutes (53-69, 30e).
Pire. Sur un panier dans la raquette de Yannis Morin, les Franciliens se retrouvaient à six points seulement, à quatre minutes du terme (66-72, 36e), puis à moins deux (75-77) à quarante-quatre secondes du terme de la rencontre.
Une série de lancers de Rambur et Diallo permettaient à Saint-Quentin de respirer et de décrocher la victoire 83-77.
Mais l’accouchement fut bien difficile.
Comme prévu.

REIMS

ESPE

BLOIS

COGNAC

DENEK

BOULOGNE

LIEVIN

DENAIN

CASE

ST CHAMOND

LE PUY

CHARLEVILLE

09-10 : Présentation SQBB CFFB
scarabe | 30 avril 2010 | 14:49

Pas de « connerie », hein, Saint-Quentin!

SAINT-QUENTIN (Aisne). S’il veut s’offrir un match couperet face à Boulogne pour accéder aux play-offs, le SQBB doit s’imposer face au Centre Fédéral. Largement dans ses cordes.

UNE seule victoire, à Longwy (58-74) lors de la phase retour. Le bilan du Centre Fédéral n’a rien d’un foudre de guerre. Dès lors, on a dû mal à comprendre la crainte qui anime les Saint-Quentinois à l’approche de ce rendez-vous si important pour la suite de la saison.
On aura beau nous vanter les mérites des hommes de Jacques Commeres face au leader rémois en milieu de semaine (défaite 53-67), difficile d’imaginer les Axonais se prendre les pieds dans le tapis alors que les deux points n’ont jamais été aussi faciles à acquérir.
« Il faut se méfier du CFBB, ajoute un Arnaud Ricoux, échaudé par les expériences passées de sa formation. Ces garçons ont progressé au fur et à mesure du championnat. Ils ont acquis de la maturité. Reims a été malmené.
Et puis, il y a la fin de saison, les jambes lourdes, les pensées qui vagabondent… »
Mais de là à imaginer voir le CFBB s’imposer sur son parquet, dont le dernier succès remonte, dans sa salle, au 12 décembre face aux Lorrains, il y a un fossé que l’on n’ose pas franchir !

Miraculeux d’être encore en vie !

Tous les Saint-Quentinois sont conscients du bon coup à jouer, d’autant qu’ils connaîtront le résultat d’un Saint-Etienne – Blois, ce soir, hautement capital pour les Nord-Axonais.

« Si nous voulons nous offrir une belle finale face à Boulogne pour aller en play-offs, cela passe par un succès demain. Dans le cas contraire… » précise encore le coach axonais.

Dans le cas contraire, il faudra tirer rapidement un trait sur cet exercice compliqué et douloureux pour l’amour-propre des supporters saint-quentinois.

La clé de la réussite haut-picarde résidera dans la réédition de sa performance face à Liévin (93-81). « Il faudra être sérieux défensivement et les asphyxier d’entrée pour ne pas leur laisser espérer quoi que ce soit » enchaîne Alexis Rambur.

Car, malgré une phase retour cataclysmique, SQBB a encore la possibilité de disputer les play-offs. « Un véritable miracle » avoue Arnaud Ricoux passé par tous les stades depuis quatre mois.

« Il y a encore deux mois, nous n’étions même pas certains d’être à la 10e place à la veille de la 33e journée. »

Saint-Quentin ne devra pas se prendre la tête face à la jeune garde hexagonale. Faire abstraction de l’enjeu, développer le basket cohérent vu face à Liévin pour garder son destin en main pour s’offrir un final haletant face à Boulogne.

Histoire de se dire que la saison n’aura pas été si mauvaise que cela…

Frédéric HOURIEZ

PublicLe titre en dit long sur les sentiments qui vont amener les supporters du SQBB à se rendre au palais des sports demain soir.

Si LES GARS veulent encore avoir une chance de jouer au moins un match de plus en play-off, il faut absolument vaincre avant de se déplacer au Portel pour rencontrer les hommes de Germain la semaine prochaine.

Halte à la connerie donc et place au basket, et c’est pas parce que ce sont des petits jeunes qu’il faut les sous estimer, nombreux d’entres eux sont vice champions d’europe…

Le match aller a été chaud…alors vraiment pas de conneries.

Espérons que tous sauront faire un match parfait pour peut-être le dernier matc de la saison à Pierre Ratte. La semaince prochaine c”est à Boulogne et les play-offs éventuels seront à l’extérieur…A moins d’un miracle…A la saison prochaine messieurs!…enfin pour certains! On garde les winners, les autres good bye!

Cette jeunesse sacrifiée

Avec seulement quelques apparitions anecdotiques, Kamel Ammour, Aurélien Delmer et Clément Pilet (de gauche à droite, en maillot) ont vécu une saison blanche avec le SQBB (photo G. PORTELETTE).

Avec seulement quelques apparitions anecdotiques, Kamel Ammour, Aurélien Delmer et Clément Pilet (de gauche à droite, en maillot) ont vécu une saison blanche avec le SQBB (photo G. PORTELETTE).

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La saison prochaine, l’obligation faite aux clubs de N1 de faire jouer deux « moins de 21 ans » devrait disparaître. De quoi « libérer » quelques jeunes affamés de ballon.

Toute la saison, les entraîneurs de N1 ont manifesté leur désaccord. Ils ont envoyé leurs « moins de 21 » donner le coup d’envoi, pour les remplacer sitôt l’entre deux réalisé. Ils expédiaient ainsi l’obligation qui leur était faite de les faire jouer, ne serait-ce qu’une seconde. Une sourde protestation qui semble avoir été entendue. Cette règle aussi contraignante qu’hypocrite devrait tomber le 15 mai prochain à l’occasion du bureau directeur de la FFBB.

C’est du moins ce qu’ont obtenu verbalement les présidents de N1, réunis lundi dernier à Paris. Si la procédure aboutit, le recrutement s’en trouvera bouleversé. « On va se tourner vers des joueurs qui jouent dans une division inférieure mais qui ont du potentiel », explique Arnaud Ricoux, qui a du coup accepté que quelques joueurs de N2 viennent se vendre à l’entraînement depuis la semaine dernière.

Mais si le statut du Centre Fédéral, joyau de la formation à la française, qui accueille le SQBB demain soir à l’Insep, ne changera pas (voir ci-dessous), le sort des « moins de 21 » semble scellé.

Ammour amer

Depuis quelques jours également, la plupart d’entre eux se ruent sur les journées de détection organisées par les centres de formation des clubs professionnels. C’est le cas des Saint-Quentinois. Bachelier en puissance, Clément Pilet se concentrera comme prévu sur ses études. Il est appelé à rejoindre l’université.

En revanche, Aurélien Delmer et Kammel Ammour sont à la recherche d’une nouvelle voie. Le premier n’a pas le niveau pour évoluer dans un quelconque championnat de France. « Je vais sûrement jouer en équipe réserve, explique-t-il. Et reprendre mon Bac Pro sérieusement. J’ai vécu une expérience humaine très intéressante. C’est ce que je voulais. mais j’ai maintenant envie de retrouver la compétition. »

Le cas Ammour est plus épineux. Le 8e homme de l’équipe n’a fait que quelques apparitions cette saison. « Visiblement, le coach ne me faisait pas confiance, déplore-t-il, amer. J’ai fait des essais pour Limoges, Paris. j’irai à Vichy la semaine prochaine. »

Mais avec seulement deux années espoirs à combler, le profil du jeune Méruvien intéresse peu les centres de formation “pro”, plus tournés vers les cadets. « Il y a un an, j’avais la possibilité d’aller à Chalon, Strasbourg ou l’ASVEL », regrette encore Kamel Ammour, qui pourrait se replier sur de la N2 ou N3.

ERIC JONNEAU

CHALONS

REIMS

DENEk interview Chris

COGNAC

CHALLANS

BOULOGNE

BLOIS

CASE

LE PUY

St CHAMOND

DENAIN

LIEVIN

BOULAZAC

LE PORTEL

LILLE

Revue de presse du 25/04
scarabe | 25 avril 2010 | 13:53

Saint-Quentin toute flamme dehors

Moustapha Diallo a livré un gros match hier, au four et au moulin avec 18 points, assortis de six rebonds et huit offrandes à ses coéquipiers. Belle copie rendue par le Saint-Quentinois... (photos DOMINIQUE TOUCHART)

Moustapha Diallo a livré un gros match hier, au four et au moulin avec 18 points, assortis de six rebonds et huit offrandes à ses coéquipiers. Belle copie rendue par le Saint-Quentinois… (photos DOMINIQUE TOUCHART)

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Très à l’aise offensivement, SQBB a rapidement semé Liévin, assurant au final un logique succès (93-81). Il faut désormais battre le Centre Fédéral et Boulogne pour aller en play-offs.

Il était quasiment entendu que l’équipe qui perdait hier mettait fin à ses derniers espoirs de play-offs. Celle qui gagnerait pouvait encore en rêver. Invaincu en compétition officielle contre Liévin, le SQBB faisait un favori logique. Mais l’égalité parfaite au classement promettait une indécision totale.

Pourtant, les « Bleu et Blanc » ont rapidement surclassé leur adversaire, portés qu’ils furent par un Bichard inspiré en première mi-temps (25 points). Archi-dominateurs au rebond (43 à 27), ils ont résisté en fin de match à la série de trois points de Dessart (5 tirs primés en 11 minutes) pour signer un succès indispensable. Le Centre Fédéral et Boulogne devront subir le même sort pour voir Saint-Quentin s’inviter en play-offs.

« Bicharge »

Bichard aux lancers, Bichard au rebond et Bichard à la passe. L’ailier saint-quentinois montre la voie à des « Bleu et Blanc » qui, une fois n’est pas coutume, pêchent dans la concentration défensive (10-10, 5e). Gilles Sylvain aussi est fidèle à lui-même : deux fautes en trois minutes, direction le banc. C’est encore Bichard (15 points en 10 minutes), derrière l’arc, qui trouve l’accélérateur. La suite, c’est un 18-0 irrésistible, et même un 21-2 conclu au buzzer par… Bichard (31-12, 10e). Liévin est maladroit (5/17) et le SQBB à 12/13 aux lancers-francs.

Liévin à la faute

Les Ch’tis parleront d’acharnement arbitral, les Picards d’agressivité offensive. Toujours est-il que les fautes pleuvent sur Liévin (15 à la pause), qui permettent au SQBB d’entretenir son avantage de vingt points sur la ligne de réparation (21/25). Adell et Cretaux ont trouvé la distance à trois points, mais le SQBB marque sa présence au rebond offensif (9 à la pause), avec Allen et Diouf, pour tenir jusqu’aux citrons (53-34, 20e).

Dessart au buzzer

D’entrée de deuxième mi-temps, on sent une énorme volonté de rachat côté liévinois, à l’image de Lehut (53-38). Les Saint-Quentinois font le dos rond. Le dunk de Sylvain en contre-attaque et le primé de Bichard éteignent le feu de broussailles (62-38, 26e). Mais il ne faut rien céder aux visiteurs, relancés par leur Américain Sanjay Adell, naïvement oublié par la défense axonaise, et qui mitonne un 9-0 en forme d’avertissement (62-47, 29e). Les deux primés de Dessart, dont le dernier de la ligne médiane au buzzer, relancent vraiment le match (66-53, 30e).

« Rambur-time »

Dessart est incandescent derrière les 6,25m mais le « money-time » se dit « Rambur-time » en Picardie. Le meneur saint-quentinois prend le jeu à son compte jusqu’à sa quatrième faute (77-61, 34e). C’est assez pour arrêter la dernière offensive liévinoise, Diallo se mettant au diapason offensif pour assurer un net et logique succès du SQBB (93-81), qui devra quand même gagner ses deux derniers matches pour aller en play-offs.

ERIC JONNEAU

Saint-Quentin garde la main

Bichard et les siens devront remporter leurs deux derniers matches s'ils veulent aller en play-off.

Bichard et les siens devront remporter leurs deux derniers matches s’ils veulent aller en play-off.

AU moment d’abattre une carte décisive pour sa fin de saison, Saint-Quentin, jamais mené hier soir, a retrouvé contre Liévin toute sa fougue de l’automne. Auteur d’un premier quart qui fera date, jamais mis en danger par la suite, le SQBB, dominateur – 40 lancers tentés, 19 rebonds offensifs – puis gestionnaire des deux côtés du parquet, a peut-être signé sa prestation la plus aboutie de l’année.
Avec ce succès, il lui reste encore du crédit pour croire à sa participation aux play-offs. Au vu de ce qu’il a montré hier et même s’il lui faudra deux victoires contre le Centre fédéral et Boulogne pour y parvenir, on doit pouvoir lui faire confiance.
COMME DANS UN REVE
(31-12)
Vite, le SQBB montre ses dispositions : raquette verrouillée, défense agressive et, en attaque, volonté d’aller chercher les fautes adverses. Sylvain prend deux fautes en trois minutes et cède sa place à Allen. Un court instant, Liévin s’accroche (10-10, 5e).
Avant que les locaux ne signent une hallucinante séquence : pendant cinq minutes, les contre-attaques déferlent par vagues pendant que Bichard (15 pts déjà), jusqu’au buzzer, fait sauter la banque derrière les 6,25 m. Et puisque les Axonais mettent aussi leurs lancers (12/13), l’addition se corse : 18-0 en 3′40 ! Evaluation de ce premier quart : 46-6.
PAISIBLE GESTION
(53-34)
Pour Liévin, ça ne pouvait pas être pire. Adell voire Cretaux tentent de surnager mais l’écart est stabilisé (39-19, 15e). Encore sonnés, leurs équipiers s’emmêlent et multiplient les fautes. Le harcèlement des Picards n’est pas étranger au constat. Bichard, figure de proue d’un collectif homogène, domine les débats.
Liévin, grâce à Pierre-Joseph, sort timidement la tête de l’eau mais reste toujours trahi par son adresse extérieure. L’éclat du quart initial demeure intact.
LIEVIN BOUGE ENCORE
(66-53)
Les Pas-de-Calaisiens durcissent le ton (53-38, 22e) mais une contre-attaque conclue par un dunk de Sylvain sonne le réveil d’Axonais toujours inspirés au moment de galoper. A plus de sept mètres, Bichard s’amuse (62-38, 26e). Les débats baissent d’un ton.
La bagarre entre Adell et Lesieu fait rage. Sans se relâcher véritablement, Saint-Quentin, en toute logique, apparaît moins impérial. Avant qu’au buzzer, Dessart, de sa moitié de terrain, ne s’offre un des paniers de la saison.
MEME PAS PEUR
(93-81)
Brièvement, l’ombre d’un doute apparaît lorsque Liévin, toujours par Cretaux, trouve la distance (68-56, 32e). Mais Rambur réplique trop vite pour que les visiteurs puissent espérer. Les contacts se durcissent ; entre certains, le trash-talking s’intensifie (79-64, 35e).
Jusqu’au bout, Liévin ne parvient pas à contrarier les intentions offensives adverses. Tout sourire, Diallo enquille. Le public en redemande pendant que Ricoux implore les siens de temporiser. Et Bichard conclut la soirée, évidemment, par un primé.
Mathieu LIVOREIL
ST-QUENTIN 93
LIEVIN 81
SAINT-QUENTIN. – Saint-Quentin bat Liévin 93-81 (31-12, 22-22, 13-19, 27-28). Arbitres : Mme Asselin et M. Bourgeois. 1.700 spectateurs.
SAINT-QUENTIN : 27 tirs sur 62 (dont 9/23 à 3 points). 30/40 aux lancers francs. 43 rebonds (Lesieu et Allen, 8) dont 19 offensifs. 19 passes décisives (Rambur, 5). 14 interceptions. 11 balles perdues. 23 fautes provoquées. 21 fautes commises. Evaluation : 113.
Rambur 11, Diallo 18, Bichard 25, Lesieu 16, Sylvain 6 puis Allen 11, Diouf 6, Ammour, Pilet, Delmer.
LIEVIN : 28 tirs sur 59 (dont 11/32 à 3 points). 14/20 aux lancers francs. 27 rebonds (Adell, 9) dont 10 offensifs. 13 passes décisives (Lehut, Cretaux, Dessart, Pierre Joseph et Adell, 2). 4 interceptions. 15 balles perdues. 21 fautes provoquées. 23 fautes commises. Eliminés : Adell (33e), Lehut (37e). Evaluation : 73.
Lehut 1, Cilly 11, Crétaux 13, Pierre Joseph 14, Adell 17 puis Hachi 6, Jannel 4, Dessart 15, Salon, Picque

« On n’a pas rechigné »

Arnaud RICOUX (Saint-Quentin) : « On a fait une grosse entame qui les met assez loin. On n’a pas rechigné dans les efforts. Tant mieux car on a vu ensuite que Liévin, avec ses shooteurs et Adell à l’intérieur, reste difficile à manœuvrer. Notre seconde mi-temps est moins propre mais c’est normal en jouant à sept. Malgré leur zone, on a trouvé des solutions offensives variées. Même quand Dessart prend feu, on garde la main sur le match en dominant beaucoup de secteurs. Les play-offs ? Tout le monde a gagné (hier) donc il nous faudra deux victoires pour y aller. »
Laurent MOPSUS (Liévin) : « Défensivement, notre première mi-temps n’a pas été à la hauteur. Quand on commence par prendre 53 points en 20 minutes, on ne peut pas gagner. Dans l’intensité et le combat, on a perdu. Saint-Quentin a été plus agressif et nous a donné la première gifle. Après, on joue mieux mais on est obligés de passer en zone car on continue à perdre les duels. Pour nous, les play-offs, ce sera compliqué. »

REIMS

LE PUY

ST LEONARD

BOULOGNE

DENAIN

BLOIS

ST CHAMOND

COGNAC

CASE

DENEK

BOULAZAC

QUIMPER et BREST

Revue de presse du 11/04
scarabe | 11 avril 2010 | 13:25

Le SQBB retrouve la santé

Auteur d'une fiche à 16 points et 13 rebonds, l'Américain Marcus Allen a été - en l'absence de Julien Lesieu - le grand artisan de la domination du SQBB dans sa salle hier. (photos LUC COUVEE)

Auteur d’une fiche à 16 points et 13 rebonds, l’Américain Marcus Allen a été – en l’absence de Julien Lesieu – le grand artisan de la domination du SQBB dans sa salle hier. (photos LUC COUVEE)

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Sans Julien Lesieu, Saint-Quentin a signé une belle performance collective pour dominer largement Saint-Chamond. Marcus Allen en a profité pour signer sa prestation la plus aboutie en bleu et blanc.

Le SQBB n’a pas tremblé hier soir contre Saint-Chamond. Emmenée par un Marcus Allen en pleine forme et auteur de son premier double-double (16 points et 13 rebonds), la formation d’Arnaud Ricoux n’a pas mis longtemps prendre le chemin de la victoire dans son Palais des sports. Une seconde victoire qui l’installe en bonne position pour la lutte finale.

Coup pour coup

D’entrée, Silas Mills montre qu’il a laissé ses sentiments aux vestiaires et permet à Saint-Chamond de prendre les commandes (6-10). Lesieu blessé, Marcus Allen prend ses responsabilités et sème la terreur dans la raquette (10-13). Excités à trois points, Rinna et Tillon trouvent du répondant en face avec Rambur qui perfore (8 points), mais Saint-Chamond garde la tête (21-24).

Diallo chaud à trois points

Tendue et virile, la partie se débride dans le second quart. Les Saint-Quentinois se montrent plus solides dans leur raquette et contournent la défense saint-chamonaise avec réussite. Dans un bon jour, Diallo ne connaît quasiment pas de faille au tir primé (4/5 à trois points en première période). Rambur suit son sillage à trois points et SQBB fait le break (32-27, 16e). Arnaud Ricoux peste contre l’arbitrage sur son banc, mais ses joueurs n’en ont cure et Diallo continue son festival à trois points (40-31, 18e). Au buzzer, Bichard dessinait un peu plus les contours d’une victoire tranquille en claquant un nouveau tir primé (45-36).

SQBB sur sa lancée

Les Foréziens payaient ce coup dur dès l’entame du troisième quart. En confiance, SQBB démarrait en trombe en attaque (8-0) et Bichard était toujours aussi à l’aise derrière la ligne (56-40, 23e). Mills brillait sous le panier axonais mais son équipe ne parvenait pas à revenir (61-49, 27e). Les nombreuses fautes amenaient les deux formations sur le terrain des lancers-francs en fin de quart, et à ce petit jeu, SQBB s’en sortait mieux (66-53).

Double-double pour Allen

Relégué à 13 points, Saint-Chamond est contraint de prendre des risques dans le dernier quart. Les coéquipiers de Tillon prennent leur chance à trois points et tentent de pénétrer plus vite dans la raquette mais ils ne connaissent pas la réussite escomptée. Et le show commence. Diallo glisse une petite passe dans le dos à Sylvain (69-55, 32e), Rinna claque deux dunks coup sur coup (72-59) et Sylvain lui répond trente secondes plus tard pour mettre les choses au clair (75-59).

Dans son coin, Allen ne cesse de gratter des ballons au rebond et signe là son premier double-double saint-quentinois (83-59, 38e). La partie se termine à sens unique. SQBB déroule et Ricoux en profite pour offrir du temps de jeu à ses petits jeunes. Delmer, Pilet, Ammour et Bichard entourent Allen sur le parquet pour les deux dernières minutes. Une victoire entière.

BENOIST PASTEAU

De nouveau maître chez soi

Seize points et treize rebonds pour Marcus Allen, hier.

Seize points et treize rebonds pour Marcus Allen, hier.

DANS un palais des sports plus clairsemé qu’à l’accoutumée, le SQBB a assuré hier soir l’essentiel face à Saint-Chamond : une deuxième victoire de rang – ce qui ne lui était pas arrivé depuis deux mois -, importante dans l’optique de participer aux play-offs le mois prochain.
Si le niveau de jeu n’atteignit jamais des sommets, un quart temps aura été toutefois nécessaire aux Picards pour prendre la mesure d’un adversaire émoussé par son long voyage, vite en panne d’agressivité, de solutions et qui, par la suite, ne put jamais suivre le train imposé par Saint-Quentin.
LARGESSES
(21-24)
Sans Lesieu, la raquette du SQBB se résume à Allen et Sylvain. Ces deux-là, malgré la prudence requise, écopent vite de leur première faute : face à l’ancien Axonais Mills, le premier prend un 2+1, le second un 3+1. Saint-Chamond, réputé maladroit, rentre ses premiers shoots et Saint-Quentin, trop tranquille, met quelques minutes à se régler (8-13, 4e). Mais dans le sillage de Rambur (8 pts), du jeu rapide se développe (14-13, 6e). Diouf rentre pour apporter de l’intensité défensive, Allen se met au travail mais les largesses demeurent.
BLEU DE CHAUFFE
(45-36)
Bichard passe en poste 4 lorsque Allen, parfois encore perdu dans les systèmes, ou Sylvain récupèrent. Le SQBB monte cependant d’un cran. Saint- Chamond, médiocre dans son repli défensif, laisse déjà entrevoir quelques limites. Total : 8-0 (29-24, 14e). Solution choisie : passer en zone 2-3 tandis que le SQBB, qui aligne alors les frères Bichard, Rambur, Diallo et Allen, n’a jamais semblé aussi menu. Les intérieurs Mills et Rinna peinent à profiter de cette situation. Les locaux, adroits et appliqués, enclenchent la surmultipliée (40-31, 18e). Et au buzzer, un lointain primé signé Kevin Bichard vient parachever le travail.
PAISIBLE GESTION
(66-53)
Un nouveau 8-0 des locaux déroulant leurs contre-attaques à tombeau ouvert met Saint-Chamond sous la ligne de flottaison (53-36, 23e). Tandis que Bichard prend feu, seuls Mills et Bole surnagent. Sylvain, dans ses temps de passage habituels, prend sa troisième faute. L’occasion pour le frêle Ammour de venir brièvement jouer aux apprentis déménageurs. Jeunesse toujours, Jérémy Bichard démontre par séquences une excellente tenue de balle. L’écart demeure : des deux côtés, les déchets s’accumulent.
POUR LA FORME
(83-67)
Si Allen n’a pas souvent la balle en attaque, au moins, il prend les rebonds et ne manque pas une occasion de discuter du pays avec son compatriote Mills. Alors, lorsque Diallo, d’une passe dans le dos inspirée, lui offre deux points, ce grand enthousiaste peut laisser éclater une joie très exubérante. Le match, lui, est plié (72-53, 33e), sans doute plus à cause de la faiblesse de l’un que de la force de l’autre. Le SQBB prend encore le temps d’infliger un troisième éclat aux visiteurs (81-59, 36e). Au final, Delmer et Pilet sont invités à participer à des derniers instants savourés par un public qui n’avait pas vu les siens maîtriser ainsi leur sujet depuis deux mois. Soit, à l’échelle de la N1, une petite éternité.
Mathieu LIVOREIL

ST-QUENTIN 83   ST-CHAMOND 67
SAINT-QUENTIN. – Saint-Quentin bat Saint-Chamond 83-67 (21-24, 24-12, 21-17, 17-14). Arbitres : MM. Adam et Vansteene. 1.000 spectateurs.
SAINT-QUENTIN : 34 tirs sur 59 (dont 7/19 à 3 points). 8/13 aux lancers francs. 25 rebonds (Allen, 13) dont 6 offensifs (Allen, 5). 16 passes décisives (Rambur et Diallo, 6). 10 interceptions. 15 balles perdues. 2 contres. 13 fautes provoquées.19 fautes commises. Evaluation : 83.
Rambur 19, Diallo 11, K.Bichard 16, Sylvain 12, Allen 16 puis Diouf 7, Ammour, J. Bichard 2, Pilet, Delmer.
SAINT-CHAMOND : 25 tirs sur 53 (dont 5/16 à 3 points). 16/19 aux lancers francs. 25 rebonds (Mills, 8) dont 9 offensifs (Mills, 4). 13 passes décisives (Tillon, 5). 8 interceptions. 17 balles perdues. 2 contres. 19 fautes provoquées. 13 fautes commises. Evaluation : 65.
Bégarin 12, Bole 8, Tillon 3, Rinna 9, Mills 17 puis Vivies 9, Landu Bongo, Aubry 9.

St-Chamond déraille

Saint-Chamond a sérieusement hypothéqué son maintien sportif hier soir

Palais des sports Pierre-Ratte. 1 200 spectateurs. Arbitrage de MM. Vansteene et Adam. QBB – Saint-Chamond : 83-67 (21-24, 24-12, 21-17, 17-14). – Saint-Quentin : 34 tirs sur 59 (58 % de réussite), 7/19 à 3 pts (37 % de réussite), 8/13 aux lancers-francs (62 % de réussite), 19 fautes, 25 rebonds, 16 passes décisives, 10 interceptions, 15 balles perdues. Évaluation collective : 91 – Diallo (11), K. Bichard (16), Allen (16), Rambur (19), Sylvain (12), Diouf (7), J. Bichard (2), Ammour, Pilet. – Saint-Chamond : 23 tirs sur 53 (43 % de réussite), 5/16 à 3 pts (31 % de réussite), 16/19 aux lancers-francs (84 % de réussite), 13 fautes, 25 rebonds, 13 passes décisives, 8 interceptions, 17 balles perdues. Évaluation collective : 65. – Bégarin (12), Tllon (3), Bole (8), Mills (17), Rinna (9), puis Aubry (9), Vivies (9), Landu-Bongo, Hergott, Laforgue.

Les deux équipes démarraient la rencontre tambour battant. Après quatre minutes, le marquoir s’affolait déjà sous l’impulsion d’un Mills insolent de réussite (8-13). Saint-Quentin reprenait les commandes grâce à son capitaine Rambur qui par trois pénétrations gagnantes permettait aux siens de passer devant (14-13 à la 5e). Une avance éphémère puisque Vivies par un panier bonifié et surtout Romain Tillon sur un shoot extérieur redonnaient de l’air à Saint-Chamond (18-21, 8e). Sylvain remettait les deux équipes à égalité, mais Aubry monté au jeu signalait sa présence pour donner un lèger avantage aux Couramiauds au buzzer (21-24). Saint-Quentin passait en défense de zone, et le résultat était immédiat. Saint-Chamond bafouillait son basket devant l’agressivité axonaise. Abasourdis, les hommes de Michel Perrin mettaient près de cinq minutes avant de faire évoluer le marquoir (29-24, puis 35-27). Rinna et Bégarin essayaient d’éteindre l’incendie. Saint-Chamond connaissait un trou d’air offensif. La reprise n’a rien arrangé aux égarements couramiauds. Un temps mort et deux lancers francs de Mills venaient stopper l’hémorragie (53-38, 22e). Après être monté à + 17 (59-42 à la 25e), l’écart se stabilisait à +12 pour Saint-Quentin qui songeait à gérer son avance. La fin de match tournait à l’humiliation pour les coéquipiers de Romain Tillon.

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Revue de presse du 03/04
scarabe | 3 avril 2010 | 9:04

Saint-Quentin à l’usure

Diallo et les siens ont « plié » l'affaire dans le dernier quart.

Diallo et les siens ont « plié » l’affaire dans le dernier quart.

Le SQBB a mis une mi-temps à se mettre dans le rythme avant de prendre les devants et de s’imposer dans les Vosges (63-74). Sans briller.

LES Saint-Quentinois, douchés dans leur salle par Angers BC (29), comptaient bien se racheter. Punis cette semaine, ils avaient fait le voyage depuis l’Aisne dans la journée, alors qu’habituellement chaque déplacement est préparé avec minutie. Il faut dire qu’avec six défaites en sept rencontres, le SQBB a sacrément déchanté, lui qui visait une remontée immédiate en Pro B.
Robert Strickland annonçait la couleur d’entrée. L’ailier fort US du Get inscrivait les onze premiers points de son équipe (11-4), contraignant le coach axonais, Arnaud Ricoux, à prendre un temps mort. Saint-Quentin recollait, quasiment grâce à un seul homme, Julien Lesieu, auteur de 10 points dans le premier acte (13-13).
Sur la dernière possession, Kévin Bichard, de loin, permettait au SQBB de mener au score pour la première fois du match (17-18, 10e). Plus appliqué, tant en attaque qu’en défense, le Get faisait à nouveau la course en tête dans le deuxième quart-temps (34-30, 20e). Ça n’allait pas durer. Rambur, sur un panier plus la faute, permettait aux siens de repasser devant (34-36).
C’est à ce moment que Danny Strong, hors sujet en première mi-temps hormis un shoot victorieux tenté depuis le milieu de terrain… mais refusé car déclenché après le buzzer, se réveillait.
Il était même pour ainsi dire le seul Vosgien capable de maintenir son équipe au contact (37-36, 25e puis 49-49, 30e). Mais à l’image de Diouf, les Saint-Quentinois, de plus en plus présents au rebond offensif, commençaient à y croire. Et comme Strickland enchaînaient les mauvais choix et les shoots forcés, Saint-Quentin creusait un premier écart significatif (54-61, 35e). Et n’allait jamais être rejoint.

EPINAL. – Saint-Quentin bat Get Vosges 74-63 (18-17, 12-17, 19-15, 25-14). 500 spectateurs. Arbitres : MM. Gleynat et Lopes.
GET VOSGES : 23 paniers sur 57 tentés (dont 6 sur 21 à 3 points), 11 lancers francs sur 17, 31 rebonds, 14 passes décisives, 3 interceptions, 15 balles perdues, 21 fautes.
Marqueurs : Cologer 4, Gotagni 2, Lessort 14, Matanga 9, Strickland 13, Galette 2, Strong 10, Lema 9.
SAINT-QUENTIN : 27 paniers sur 67 tentés (dont 2 sur 17 à 3 points), 18 lancers francs sur 30, 40 rebonds, 10 passes décisives, 7 interceptions, 7 balles perdues, 18 fautes. Eliminé : Sylvain (35e).
Marqueurs : Diouf 6, Diallo 14, Bichard 7, Lesieu 22, Rambur 12, Allen 11, Sylvain 2.

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ANGERS BC

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CHARLEVILLE

Revue de presse du 28/03
scarabe | 28 mars 2010 | 10:16

Saint-Quentin ridiculisé par Angers

À l’instar de Bichard pris dans l’étau formé par les ex Saint- Quentinois, Ipouck et Bassine. (photos  GREGORY PORTELETTE)

À l’instar de Bichard pris dans l’étau formé par les ex Saint- Quentinois, Ipouck et Bassine. (photos GREGORY PORTELETTE)

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Le SQBB avait à remettre le cap sur les play-offs hier. Il n’a fait que subir l’écrasante domination d’Angers BC, qui a justifié son statut de meilleure défense de N1 et infligé une historique défaite à Pierre-Ratte (56-85).

Six défaites en sept matches, c’est bien suffisant. C’est pourquoi la victoire, à sept matches de la fin de la saison régulière, s’imposait pour des Saint-Quentinois encore très loin des neuf premières places qualificatives pour les play-offs.

Vainqueurs au match aller à Angers, les Bleu et Blanc avaient ainsi à rester invaincus à la maison contre l’ABC, qui n’a jamais gagné à Pierre-Ratte. Rien ne s’est passé comme espéré.

Après un début de match très convaincant (16-8, 8e), les Bleu et Blanc ont été arrêtés, écœurés puis ridiculisés par la défense angevine, la meilleure de N1. Arnaud Ricoux avait dit avant le match : « Si on ne bat pas Angers à la maison, on n’a rien à faire en play-offs. » Il n’est pas loin de la vérité. Même si la 9e place est encore tout près.

Sylvain pousse

Rapidement, les Saint-Quentinois donnent l’impression de dominer leur sujet, notamment après le premier tir tenté et réussi de Diallo à 3 points (8-4, 4e). Un présage intéressant compte tenu de la maladresse chronique de ce dernier en ce moment. Mais plusieurs balles de break manquées interdisent au SQBB de fanfaronner. Excellent des deux côtés du terrain, Gilles Sylvain accélère et Lesieu donne huit points d’avance aux siens (16-8, 8e).

Mais le feu de paille est déjà éteint.

Ipouck dope l’ABC

Quand Rigaux dégaine son premier primé, c’est pour donner l’avantage aux visiteurs au terme d’un 10-0 (18-20, 12e). Diallo a réglé son shoot de loin mais Ipouck (15 points en 17′) fait le plus grand bien à l’ABC et Hayes provoque la 3e faute du naïf Sylvain. Saint-Quentin est à l’arrêt (21-32), perdu dans une défense angevine qui ne fait pas de faute (3 en 15 minutes). À la pause, la meilleure défense de N1 a imposé son style. Avec 12 fautes à 6 et 12 points de retard (26-38), le SQBB s’est mis dans une situation compliquée.

Jusqu’à la lie

À la reprise, c’est sous le cercle qu’on s’explique. Gourde et Allen trouvent des failles mais c’est l’Américain d’Angers qui est le plus efficace, tandis que Bichard et Diallo cherchent vainement leurs marques à 3 points.

Bassine, lui, n’a besoin que d’une cartouche pour sévir derrière l’arc et éloigner son ancien club des play-offs (34-52, 26e). La confiance a fui le SQBB, qui boit le calice jusqu’à la lie devant un public qui ne sait plus trop quoi en penser (41-65, 30e).

Les danseuses de Quidam font ce qu’elles peuvent pour détourner son attention mais l’écœurement gagne, tandis que la supériorité des Angevins est indiscutable. Voire indiscutée par des Bleu et Blanc impuissants. Ipouck distribue les contres et les Picards doivent maintenant préparer leur déplacement à Épinal. Ils s’y prennent très mal, attendus sur chaque latte par la défense angevine. Bien avant la fin, les spectateurs s’en vont. Du rarement vu à Saint-Quentin.

ERIC JONNEAU

Saint-Quentin, ça craint !

Diallo dominé à l'impact, à l'issue d'un match à sens unique, hier.

Diallo dominé à l’impact, à l’issue d’un match à sens unique, hier.

UNE semaine après leur courte défaite à Challans, les Saint-Quentinois ont enchaîné sur une deuxième défaite de suite et sur un septième revers en huit rencontres. Attention, les play-offs s’éloignent !
ÇA PART BIEN (18-15)
Ce sont les Saint-Quentinois qui entament le mieux le match. Via un primé de Diallo et des paniers intérieurs de Lesieu ou Sylvain qui sont, le plus souvent, la suite de rebonds offensifs, les Blancs mènent 12-8, après six minutes de jeu.
Mickaël Hay, le coach de l’ABC 49, prend vite un temps mort qui se révèle vain, les locaux poursuivant sur leur lancée (18-10, 9e).
La défense de fer saint-quentinoise annihile complètement les extérieurs angevins qui ne survivent que grâce à des paniers intérieurs d’Ipouck ou Traoré.
GROSSE PANNE OFFENSIVE (26-38)
Les Angevins, qui ont fini le premier quart-temps sur un 5-0, continuent : Rigaux plante par deux fois (2+3) et permet à ses couleurs de prendre pour la première fois les rênes du match (18-20, 11e).
Et comme les visiteurs accentuent leur pression défensive, Moustafa Diallo et tous ses coéquipiers se retrouvent incapables de marquer plus de trois points lors des huit premières minutes de ce deuxième quart (21-32, 18e).
Arnaud Ricoux a beau prendre deux temps morts de suite, les Blancs, à l’image d’un Marcus Allen transparent (2 points – 2 rebonds), subissent de plus en plus le match (21-32, 17e).
Sur les ailes d’un Michel Ipouck intenable (15 points), l’ABC 49 rejoint les vestiaires avec un viatique de 12 unités.
L’ABC ENFONCE LE CLOU… (41-65)
Marcus Allen démarre cette troisième période par un 2+2 mais Zach Gourde (de retour sur le terrain après avoir passé quasiment toute la première mi-temps sur le banc) lui répond du tac au tac.
Et comme le pivot américain de l’ABC poursuit son festival offensif (9 points en 5′), les visiteurs prennent le large (34-52, 27e). Les Saint-Quentinois, terriblement passifs et maladroits à trois points (2/15 sur les 30 premières minutes), finissent avec un retard de 24 points.
… PUIS GERE TRANQUILLEMENT (56-85)
Les Angevins maintiennent leur verrou défensif. Et comme les Saint-Quentinois s’entêtent à shooter à points sans la moindre réussite, l’écart ne cesse de se creuser (43-70, 35e puis 46-79, 38e).
La fin de la rencontre se déroule en toute quiétude pour les Angevins à l’image de l’ex-Saint-Quentinois Yassine Bassine (quatre primés en deuxième mi-temps).
ST-QUENTIN 56
ANGERS 85

BLOIS

ST LEONARD

DENAIN

LIEVIN

LONGWY

ESPE

COGNAC

BOULOGNE

LE PUY – St ETienne

LE PUY

QUIMPER

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BOURG

Revue de presse du 27/03
scarabe | 27 mars 2010 | 14:38

Vivre ou laisser mourir

Après six défaites en sept matches, Arnaud Ricoux a remis la pression sur son groupe. Il estime qu'il faudra gagner cinq des sept derniers matches (photo G. PORTELETTE).

Après six défaites en sept matches, Arnaud Ricoux a remis la pression sur son groupe. Il estime qu’il faudra gagner cinq des sept derniers matches (photo G. PORTELETTE).

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À sept journées de la fin, les Saint-Quentinois sont quasiment condamnés à battre Angers à Pierre-Ratte ce samedi soir. Sous peine de terminer la saison beaucoup trop tôt.

Si on ne bat pas Angers à la maison, on n’a rien à faire en play-offs. » En deux locutions, Arnaud Ricoux a planté le décor. À 7 journées de la fin de la saison régulière, l’entraîneur du SQBB sait qu’une défaite – la septième en huit matches – réduirait à presque rien ses chances de finir dans les « neuf ».

Il l’a signifié cette semaine à ses joueurs. « Si tu perds encore chez toi face à un concurrent direct, alors que tu n’as pas le point-average sur Blois, Denek, Châlons et donc Angers, ça devient plus que compliqué », ajoute coach Ricoux. Et si mathématiquement, tout reste possible, le déficit serait surtout qualitatif.

« Tout peut encore se passer dans ce championnat, estime pour sa part Alexis Rambur. Et puis les play-offs, c’est une question de “momentum”. Il faut y arriver lancé et en confiance. »

Et le capitaine des Bleu et Blanc de reconnaître qu’« on traîne un peu la patte en ce moment. Il y a du mieux mais on n’est pas verni. Sans nous chercher des excuses, à chaque fois qu’on a montré des valeurs de combat de solidarité, on a fait de très bonnes choses mais on n’a pas été récompensés, comme à Denain ou Challans. Avec un second souffle et un zeste de chance, ça tombe de notre côté. »

« Gagner 5 matches sur 7 »

Ce fut le cas au match aller (voir ci-dessous) face à une formation angevine qui, après avoir débuté par sept succès consécutifs, entrait dans une phase de doute. « Angers a basé son jeu sur un collectif défensif. Ils ont des armes offensives mais ça n’est pas la priorité. C’est une philosophie qui fonctionne malgré une période très difficile », remarque Arnaud Ricoux.

Pour contourner le défi défensif angevin (meilleure défense de N1 avec 69,1 points encaissés par match), « à nous d’aller les chercher et d’exploiter nos qualités, comme on l’avait fait au match aller, dessine Arnaud Ricoux. Mais face à un adversaire revanchard et qui reste sur trois victoires consécutives. »

« Angers, c’est très agressif sur le porteur de balle et ça coupe les lignes de passes, rappelle “captain” Rambur. Il faudra être rigoureux et développer du jeu rapide. »

On l’a compris, une victoire s’impose aux Saint-Quentinois, sous peine de terminer la saison bien plus tôt que prévu. « Pour aller en play-offs à coup sûr, il faut gagner 19 matches, a calculé Ricoux. Ça veut dire qu’on doit gagner cinq matches sur les sept qui restent, alors qu’on tourne plutôt à un sur trois en ce moment. Ce n’est donc pas absurde de prétendre qu’on joue contre Angers une de nos dernières chances de prétendre aux play-offs. »

ÉRIC JONNEAU

Faire sauter le verrou angevin…merci Pas Pas

On est entrés dans la dernière ligne droite. Le SQBB, actuel dixième à un point de la neuvième place, qualificative pour les play-off, se doit de se faire respecter ce soir à la maison face à Angers BC 49. Des Angevins qui viennent d’aligner trois victoires consécutives, en y ajoutant la manière.

Cette rencontre, qualifiée de capitale dans le camp axonais, tient à cœur à Julien Lesieu. L’intérieur du SQBB a passé deux saisons à l’ABC, avant de poser son sac dans l’Aisne. Le match a déjà commencé entre le Saint-Quenti- ” nois et ses anciens coéquipiers sur les bords de la Loire, Yassine Bassine (1,98 m, 25 ans) et Olivier Sulpice (1,92 m, 32 ans). Des deux Angevins, c’est Yassine Bassine le plus chambreur. L’arrière, qui a passé quatre saisons au SQBB avant de partir sous d’autres cieux en 2005, y est allé gaiement avec le Bleu et Blanc sur qui il aimerait défendre pour le limiter. Julien Lesieu en rigole déjà ; « il a dit qu’on allait manger grave et qu’il allait me contrer. Mais ça, c’est impossible ! C’est seulement dans ses rêves. Une peut pas rivaliser physiquement avec moi. » Un Yassine Bassine revanchard. « il a joué ici et c’est un match particulier pour lui. Yassine voudrait gagner et faire un bon match », indique Julien Lesieu.

Si Olivier Sulpice se fait plus discret dans la provocation, l’Angevin se veut tout aussi confiant que son coéquipier. En guise de réponse, l’Axonais leur, prévoit « une défaite de dix à quinze points. » Une nouvelle victoire sur l’ABC – à l’aller, les Saint-Quenti-nois l’avaient emporté de trois points (68-71) -, seraient la bienvenue dans la course aux play-off. Elle permettrait aussi au SQBB d’avoir le goal-average en sa faveur, une donnée qui peut avoir son importance quand sonnera la fin du championnat. « il nous faut gagner, martèle Julien Lesieu. C’est un match capital pour nous. » Arnaud Ricoux, le. coach du SQBB, n’hésite pas non plus à parler de « match capital ». « Si on ne gagne pas cette rencontre, on pourra dire adieu aux play-off,

même si mathématiquement ce ne sera pas fait », poursuit le technicien.

Mais Angers BC, qui ne manque pas de solutions de rechange dans son effectif, ne l’entend pas de cette oreille. L’ABC tourne à plein régime,et il ne fait pas bon croiser cette équipe en ce moment. A la solidité défensive qui la caractérise, la formation angevine a su hausser son niveau sur le plan offensif. L’ABC a ainsi flambé lors des trois dernières journées, inscrivant 80 points et plus. Quand on sait que cette équipe tournait jusque-là à 67 points de moyenne, l’amélioration est sensible.

Trois bouteilles de bière attendent Zach Gourde

Face à la meilleure défense du championnat (64 points encaissés de moyenne depuis le début de saison), le SQBB va devoir trouver la faille dans la cuirasse adverse. « il faudra exploiter au maximum le jeu rapide, car Angers a une défense performante sur demi-terrain. Ce sera à nous de trouver les bonnes solutions en attaque », indique Julien Lesieu. Pour Arnaud Ricoux, il va s’agir de retrouver les bases et les valeurs collectives. « Notre plus gros adversaire sur ce match, c’est nous », reconnaît le coach du SQBB, lequel retrouvera avec plaisir Zach Gourde, le pivot de l’ABC, qu’il a eu sous ses ordres pendant trois saisons au Portel.

«Zach, c’est quelqu’un qui, humainement, a des valeurs intéressantes. Il a un gros cœur. Il est aussi plus Français que certains Français. C’est une personne attachante pour qui j’ai beaucoup de sympathie. Je pense que c’est réciproque. A l’aller, il m’avait offert trois bouteilles de vin d’Anjou. Je vais lui rendre l’appareil avec trois bouteilles de bière », souligne Arnaud Ricoux.

Sur la Côte d’Opale, les deux hommes ont partagé des moments de joie intense. Comme lors de ce match remporté en 2007 à domicile face à Charleville-Mézières. Hier, Arnaud Ricoux s’est repassé le DVD de la rencontre que lui a remis Thierry Pons. « Ce fut un grand moment de basket et de complicité entre l’équipe et son public », se souvient le technicien. Quelques semaines plus tard, Le Portel accédait à la Pro B.

Nicolas SANSON

Gilles Sylvain pas suspendu. Dans le camp axonais, on craignait que le Martiniquais soit suspendu pour la réception d’Angers BC. Il n’en est rien. « C’esf une très bonne nouvelle. Ça nous enlève une bonne épine du pied », confiait Arnaud Ricoux, le coach saint-quentinois.

Un nouveau pas de fait vers la fusion. Les maires de Reims et de Châlons-en-Champagne ont validé le projet du RCB et de l’Espé. Prochaine étape, la présentation au milieu économique, le 21 avril au stade Delaune de Reims, du projet commun. « il y aura, bien sûr, nos partenaires, mais aussi des entreprises d’envergure nationale invitées par nos élus », précise Eric Girardin, le président rémois. Ceci doit constituer le véritable point de départ de la mise en oeuvre.

Séances d’essai minimes au SQBB. Afin de développer son projet de formation sur les catégories minimes Région et France, le club axonais va mettre en place des séances de détection pour la saison 2010-2011. Ces séances auront lieu : vendredi 16 avril au gymnase Gamess de 14 heures à 15 h 30, vendredi 21 mai à la salle du LEP de 19 h 30 à 21 h 30, vendredi 4 juin à la salle du LEP de 19 h 30 à 21 h 30.

L’ASC Denain Voltaire Porte du Hainaut tient la forme. Les hommes de Marc Silvert n’ont plus perdu depuis le 13 février et le déplacement au Puy (79-78). Depuis, les Denaisiens, qui ont frôlé la correctionnelle face au SQBB, avant de s’imposer en prolongation (100-82), ont enregistré cinq victoires. Cette bonne passe permet au club nordiste d’occuper la deuxième place du classement, avant cette 28′ journée. Ils vont tenter de réussir la passe de six, ce soir sur le parquet d’Angers Etoile d’Or Saint-Léonard. Des Angevins qui restent sur deux succès!

Angers BC 49 a sa télé.L’ABC TV a été créée en février 2009. On peut y voir des résumés de matches des Angevins qui durent de quatre à cinq minutes. On peut aussi visionner des interviews d’entraîneurs et de joueurs du Maine-et-Loire. Ainsi, après la dernière victoire de l’ABC sur Longwy-Rehon (85-58), Mickaël Hay, le coach angevin, évoquait le match à Saint-Quentin. « C’esf une très, très, très, très chaude ambiance dans la salle de Saint-Quentin. C’est super de jouer des matches comme ça », confiait-il devant la caméra.

Deron Hayes, bon pied, bon œil. A bientôt quarante ans, il les fêtera le 13 avril prochain, l’ailier de l’ABC court toujours. Le Franco-Américain (1,96 m), passé notamment par Nancy (Pro A), Cholet (Pro A), Bourg-en-Bresse (Pro A) et Limoges (Pro B), n’a rien perdu de ses qualités de shooteur. Il est actuellement le neuvième meilleur scoreur à trois points de Nationale 1 (43,5 %). Cette longévité de Deron Hayes qui n’est pas le doyen de la NI – il est en effet battu par te Boulonnais Cédric « Papy » Miller âgé de quarante-cinq ans -, Mickaël Hay, le coach de l’ABC, l’explique par « l’amour du jeu et du ballon ». « Si vous laissez Deron tout seul dans une salle, il va shooter toute la nuit. Avant et après les entraînements, il shoote. C’est le plus professionnel de tous ! », précise le technicien angevin.

« On doit se faire respecter ! »

À l’image de Saint-Quentin BB, Moustafa Diallo connaît une seconde partie de championnat délicate. Le garçon ne s’en cache pas mais ne s’affole pas non plus. « Je n’ai pas perdu mon basket du jour au lendemain. Je sais que l’adresse va revenir. »
Dès ce soir face à Angers ?
Ce match est très important pour le SQBB. Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?
« Plutôt conquérant car on sait que nous ne devons plus faire de faux pas à la maison. Il est temps pour nous de se faire respecter sur notre parquet !
De toute façon, si nous voulons encore accrocher les play-offs, nous devons être intraitables au palais des sports. »
La défaite à Challans (80-74) est-elle oubliée ?
« Digérée mais pas oubliée ! Comme face à Saint-Etienne, nous devons conserver l’état d’esprit qui nous a animés. La victoire devant Saint-Etienne a été le signe d’une révolte. Quand on voit notre salle, on ne doit plus s’incliner à la maison. Ne serait-ce que par respect pour le public. »
Le groupe s’est-il fixé un challenge pour la fin de saison ?
« L’objectif est de gagner le maximum de matchs possible pour ne pas avoir de regrets en fin de championnat. Ne pas aller en play-offs constituerait une sacrée désillusion car SQBB a largement sa place parmi les neuf premiers.
Il me tient à cœur de finir sur une bonne note et de faire oublier ces deux mois cauchemardesques ! »
À titre personnel, comment analysez-vous votre parcours ?
« En dents de scie. Il y a eu des hauts et des bas. En ce moment, je suis plutôt en bas mais je sais que ça va revenir. Ça fait un mois et demi que je tourne moins bien (1/21 au tir extérieur sur les trois derniers matches), je suis donc déçu car je pénalise mon équipe.
Dans l’absolu, il faudrait pouvoir se libérer, se lâcher pour retrouver notre carburation d’antan. »
N’étiez-vous pas en surrégime lors de la phase aller ?
« Je ne pense pas. Je crois que nous nous sommes inconsciemment relâchés. Peut-être a-t-on cru trop tôt que le plus dur était fait ?
La N1 nous a appris une chose : on se doit d’être toujours sur nos gardes. Tout le temps. On a payé pour l’apprendre, notamment face aux petites équipes. »
Atteindre les play-offs, est-ce devenu une obsession ?
« Disons que c’est le minimum syndical ! On sait que ce sera dur car toutes les équipes vont se battre pour y accéder ou se sauver de la relégation. Il faudra être très fort à domicile, peu importe l’adversaire.
De toute façon, nous avons grillé tous nos jokers ! »
Recueillis par Frédéric HOURIEZ

REIMS

LIEVIN

DENEK – CHALLANS

ESPE

BLOIS

COGNAC

St CHAMOND

ST Etienne – LE PUY

BOULOGNE

DENAIN

CHARLEVILLE

PAU

BOURG

BORDEAUX

BOULAZAC

BOULAZAC

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