Coup de gueule sur les passages à niveaux:
Je suis tout simplement énervé pour ne pas dire plus, envers ses conducteurs qui ne respectent pas la signalisation routière et le Code de la route!
Passages à Niveaux?!
… les Conducteurs toujours en première ligne?!
Alors que les accidents de passages à niveaux font désormais les unes des médias de toutes sortes, la prise de conscience de nos concitoyens ne semble pas encore à son apogée.
Et pourtant, il y a un an déjà, le 26 juin 2008, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, auprès du ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Dominique BUSSEREAU, a remis au Premier Ministre un rapport ??Pour une politique de traitement de la sécurité des passages à niveaux??.
Selon ce rapport, les diverses réformes et autres campagnes contre l’insécurité routière n’ont pas totalement appréhendé la problématique des PN et le risque majeur que représente le choc entre un train de plusieurs centaines de tonnes, qui a besoin de 4 à 10 fois plus de distance pour s’arrêter qu’un véhicule routier (voiture particulière, poids lourd ou véhicule de transport en commun)??.
En effet, il faut environ 400m pour s’arrêter ? un train TER de 400T qui circule ? 100 km/h?! Et combien pour un TGV…. 3 kilomètres et demi?! Les physiciens ajouteront que le train TER transmettra une Energie de 555T en cas de choc contre un poids fixe et 888T s’il circule à 160km/h?! Et un TGV me diriez-vous…2000T?! Autant dire que les dégats sur un être humain ou même une voiture sont irrémédiables.
Nous avons tous, dans notre corporation, ce sentiment d’injustice qui se produit lors d’un accident de personne avec heurt d’un véhicule, le fameux: pourquoi moi??
Mais combien de Passages à Niveaux sur les quelques 14651 existants sont supprimés par an? Une petite centaine dont moins d’une dizaine sont prioritaires aux vues des accidents qui s’y sont produit?!
Alors que le nombre de collisions dépasse allègrement la centaine par an, le nombre de tu?s flirte sensiblement avec la quarantaine?! Mais combien de bris de barrières ?
A chaque fois le conducteur de train devient le témoin impuissant de ces actes de folie. Ils sont parfois prémédités, volontaires par excès de confiance – dans 25 % des cas – ou par négligence, mais souvent ils sont involontaires, c’est la situation la plus courante des accidents; l’usager de la route prend alors conscience de l’existence du PN actif ? (barrières fermées, passage d’un train) trop tard, soit au vu de sa vitesse excessive, soit parce qu’il n’a pas vu ou pas compris la signalisation en place, parfois, habitué des lieux il est surpris par une circulation ferroviaire inhabituelle.
Et même dans 10% des cas, l’usager de la route est bloqué indépendamment de sa volonté (panne, bouchon…) voire projeté par un autre véhicule, sur le PN.
Néanmoins, l’augmentation des circulations tant ferroviaires que routières, entraine inévitablement une augmentation des probabilités accidentogènes. Le renouvellement du parc d’engins moteurs ou de rames, tous moins bruyants qu’autrefois, est un des facteurs à prendre en compte, tout comme cette population de plus en plus pressée par son activité au sein de la société, pour ne pas dire stressée. La faute à qui??
Ainsi le rapport préconise 20 mesures réparties dans quatre grandes orientations complémentaires. Devraient être retenues :
1) Poursuivre et développer l’information et la prise de conscience des conducteurs du risque des PN, par une politique équilibrée de prévention et de sanction.
2) Mobiliser les gestionnaires de voirie, tant en termes de responsabilité de sécurité routière qu’en termes de financement des actions. Dans l’analyse des accidents, la configuration des voiries à l’approche des PN ressort comme un facteur clé de risque.
Le PN ne doit donc plus être vu comme un risque exclusivement ferroviaire mais s’intégrer dans la bonne pratique de sécurité routière de chaque gestionnaire de voirie.
3) Poursuivre et accélérer un programme systématique de traitement des PN : non seulement les PN préoccupants , mais également tous les PN, qui d’une manière ou d’une autre présentent un risque sensible.
4) Confirmer la proscription absolue de tout nouveau PN sur des lignes voyageurs.
Commençons tout d’abord par une bonne campagne publicitaire pour le bien de nos concitoyens, dans un registre proche des spots et autres affiches chocs tournant en boucle sur nos écrans de télévision ou en dernière page de nos magazines en papier glacé.Il est vraiment grand temps que les pouvoirs publics enclenche la seconde et sévissent enfin?!
Il est plus que rageant de voir tous les jours ces accidents ? la unes de nos journaux, encore et toujours, ses m?res de familles passer en chicanes entres les barrières baissées alors qu’un train arrive à toute vitesse .
Mais je le répête, un train ne s’arrête pas comme une voiture?! Au mieux 400M à partir du moment où le conducteur actionne le freinage d’urgence?! Et 400m c’est long et ça marque l’esprit des hommes et parfois des femmes qui composent notre corporation?! A JAMAIS?!
Un petit rappel du Code de la Route et de son? ?article R422-3 s’impose fortement?:?
II. – Aucun conducteur ne doit s’engager sur un passage à niveau si son véhicule risque, du fait de ses caractéristiques techniques ou des conditions de circulation, d’y être immobilise. Lorsqu’un passage à niveaux est muni de barrières ou de demi-barrières, aucun usager de la route ne doit s’y engager lorsque ces barrières sont soit fermées, soit en cours de fermeture ou d’ouverture. Lorsqu’un passage à niveaux n’est muni ni de barrières, ni de demi-barrières, ni de signal lumineux, aucun usager ne doit s’y engager sans s’être assuré qu’aucun train n’approche. Lorsqu’une traversée est gardée, l’usager de la route doit obéir aux injonctions du garde et ne pas entraver, le cas échéant, la fermeture des barrières.
VI. – Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe (allant de 90 à 750€).
VII. – Tout conducteur coupable d’infraction aux dispositions du présent article encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle. Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de quatre points du permis de conduire.?
Il est donc important que ces accidents médiatisés puissent servir de déclencheur dans l’esprit des décideurs de tous ordres de notre pays et de notre société afin que ces décès ne soient pas vains.
Les conducteurs de trains seraient ainsi soulagés de voir une de leur hantise devenir « priorité nationale ».
Lorsque les feux d’un Passage ? Niveau et/ou que la sonnerie retentie,
VOUS NE DEVEZ PAS FRANCHIR CE PASSAGE A NIVEAU !!!!!
D’ailleurs si ces recommandations n’étaient pas respectées, les barrières peuvent être cassées , elles sont conçues pour, en fibre de verre!
Sinon, 9 fois sur 10 c’est la mort!!!!
ou avec un peu de chance (sic)…:





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